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Apple, de la parole aux actes

20-02-2012

« Nous essayons d’améliorer la situation, mais la majorité des gens serait franchement mal à l’aise si ils voyaient d’où vient leur iPhone. » Cette phrase exprimée par un cadre d’Apple résume à elle seule l’article sur le coût humain de la fabrication des iPhones publiée par le New York Time le 25 janvier dernier.

L’enquête pointe une nouvelle fois des conditions de travail scandaleuses dans la filière d’approvisionnement d’Apple en Chine et confirme les conclusions des rapports de la SACOM relayés par achACT. Travail forcé, environnement de travail dangereux, discipline militaire et heures supplémentaires excessives et obligatoires, les violations des droits des travailleurs dans les filières d’Apple sont systématiques et systémiques.

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Apple rejoint la Fair Labor Association

L’annonce par Apple de son affiliation à la Fair Labor Association (FLA) en a surpris plus d’un en janvier dernier. Apple a deux ans pour se conformer au code de conduite de la FLA. Si on peut voir dans cette affiliation un premier impact des critiques croissantes exprimées à l’encontre d’Apple, le choix de la FLA pose question.

La FLA est une organisation multipartite américaine créée en 1998 et qui vise l’amélioration des conditions de travail dans l’industrie de l’habillement, des chaussures de sport et dans d’autres secteurs dans lesquels les universités américaines marchandent l’utilisation de leurs logos. FLA a récemment intégré dans son code de conduite un salaire minimum vital mais celui-ci ne tient pas explicitement comtpe de la famille du travailleur. De plus, la FLA travaille peu avec les organisations de travailleurs. Ce sont pourtant des acteurs clés pour résoudre les violations en cours dans la filière d’approvisionnement d’Apple.

Dans le cadre de son affiliation, Apple a publié mi-janvier la liste de ses fournisseurs. Cette liste ne reprend pourtant que le nom des fournisseurs de première ligne, comme Samsung Electronics Co., Ltd., Sony Corporation ou Hon Hai Precision Industry Co., Ltd. (Foxconn). Elle ne mentionne ni les lieux de production, ni les fournisseurs et sous-traitants des fournisseurs principaux.

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De la parole aux actes !

Autre conséquence de son affiliation, Apple ouvre les usines de ses fournisseurs aux inspections inopinées des auditeurs accrédités par la FLA. Rien de neuf cependant. Apple a déjà mené des centaines d’audits chez ses fournisseurs ces dernières années. « Nous connaissons ses problèmes d’abus depuis quatre ans, et ils continuent » reconnaît un cadre sous couvert d’anonymat, « Pourquoi ? Parce que ce système fonctionne pour nous. Les fournisseurs changeraient tout demain si Apple leur signalait qu’ils n'ont pas d’autre choix ».

« Vos pouvez mettre toutes les règles que vous voulez, elles ne serviront jamais à rien si vous ne donnez pas à vos fournisseurs les moyen de les appliquer. Si vous faites pression sur les marges, vous les obligez à diminuer la sécurité. » explique un autre cadre en lien avec la politique de responsabilité sociale du groupe.

Un troisième cadre va plus loin dans l’analyse. « Il existe un réel et authentique engagement de l’entreprise dans son code de conduite. Mais aller plus loin et amener des changements réels rentre en conflit avec le business et la culture du secret de l’entreprise. On ne peut donc pas aller plus loin. »

La sincérité d’Apple dans ses engagements de responsabilité sociale est mise à mal par Li Mingqi, cadre chez Foxconn depuis un an. « Apple ne se préoccupe que de l’augmentation de la qualité de ses produits et de la diminution des coûts de production. Apple n’a jamais montré d’intérêt pour le bien-être des travailleurs. » En d’autres termes : « Une fois que l'affaire est conclue, Apple n'accorde plus aucune attention aux conditions de travail ou a tout ce qui ne touche pas directement ses produits ».

En conclusion, Apple connaît bien les violations des droits des travailleurs dans sa filière et n’a par conséquent pas besoin de nouveaux audits externes. Le moment n’est plus à la multiplication des collectes d’infos mais à l’action. Apple doit immédiatement modifier ses pratiques d’approvisionnement pour rendre les améliorations possibles. Apple doit assurer un prix à ses fournisseurs qui intègre le payement d’un salaire minimum vital. Une meilleure planification des commandes doit aussi permettre aux fournisseurs de respecter la durée légale de temps de travail. Enfin, Appel doit accompagner ses fournisseurs dans la mise en place de mesures de sécurité afin d’éviter tout nouvel accident.

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