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Répression au Bangladesh - Les marques doivent agir !

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Bangladesh - La répression des syndicalistes continue

04-01-2017

Depuis le 12 décembre 2016, une vague de répression des travailleurs et des syndicats fait rage au Bangladesh, suite à un mouvement de grève pour exiger une augmentation des salaires. achACT et la Clean Clothes Campaign s’inquiètent pour la sécurité des dirigeants syndicaux et des travailleurs de l'habillement au Bangladesh et interpellent les marques ainsi que l’Union européenne pour qu’elles agissent vis-à-vis du gouvernement du Bangladesh.

La répression continue

Arrestations arbitraires

Pour rappel, le 21 décembre 2016, sept syndicalistes ont été arrêtés et détenus suite à une réunion convoquée par la police industrielle et un autre leader fut arrêté à son domicile. Le tribunal a inculpé les huit dirigeants sur base de l’Acte 1974 sur les pouvoirs spéciaux qui permet au gouvernement d'incarcérer des personnes préventivement.

Deux autres syndicalistes arrêtés le 22 décembre 2016, Asaduzzama et Golam Arif, ont été déclarés suspects par le tribunal de première instance, dans le cadre d'une affaire datant de janvier 2015. Les deux dirigeants n’avaient pas été suspectés lorsque le cas a été déposé devant le tribunal, mais bien après leur arrestation.

Le 27 décembre, deux autres dirigeants ont été arrêtés. L’un d'entre eux est suspecté par le tribunal dans le cadre d'une autre affaire, en lien avec la possession illégale d’explosifs et datant de janvier 2015.

Licenciements massifs

Plus de 1600 travailleurs ont été congédiés par leurs employeurs suite au mouvement de grève. Il semblerait qu'aucun de ces licenciements ne repose sur des bases légales solides. La vague de licenciement toucherait également les membres et les dirigeants de syndicats d’usines.

Répression des organisations syndicales

Le 29 décembre, la police a fermé le centre de travailleurs Bangladesh Center for Worker Solidarity (BCWS) de Zirabo, dans le quartier d'Ashulia. À l’heure où ce communiqué est rédigé, les causes de cette fermeture n'ont pas été établies.

Répression légale croissante des ONG

L'actuelle répression des syndicalistes et des défenseurs des droits des travailleurs a lieu dans un contexte de durcissement général des lois concernant les ONG, les défenseurs des droits de l'Homme et les journalistes qui expriment leurs préoccupations vis-à-vis du gouvernement et de ses politiques.

En octobre 2016, le parlement du Bangladesh a adopté une loi qui permet au gouvernement de suspendre et même de mettre fin aux activités d’une ONG si elle émet des commentaires « dénigrants » sur la Constitution ou les « organes constitutionnels ». Cette loi a été édictée de manière extrêmement large et pourrait aussi être utilisée pour empêcher les syndicats et les organisations de travailleurs de dénoncer les conditions de travail des 4 millions de travailleurs de l’habillement au Bangladesh.

achACT interpelle les marques et l’Union européenne

Pour achACT, ces actes de répression et de harcèlement contre les syndicalistes et les travailleurs constituent une attaque au droit légitime de s'organiser et une tentative de faire taire les travailleurs qui dénoncent des salaires de misère et des conditions de travail indignes.

Avec la Clean Clothes Campaign, achACT appelle les marques d’habillement qui se fournissent au Bangladesh ainsi que l’Union européenne et ses Etats membres à faire pression sur le gouvernement du Bangladesh pour stopper cette répression, assurer que toutes les personnes arrêtées soient libérées ou bénéficient d'un procès équitable et annuler les plaintes non fondées telles que déposées à l’encontre de centaines de travailleurs. La CCC et achACT appellent également à la réintégration des travailleurs licenciés et à prévenir de futures actions industrielles en négociant avec les travailleurs pour répondre à leurs demandes, y compris en augmentant l'actuel salaire minimum.

achACT et la Clean Clothes Campaign ont dans cette optique contacté la délégation de l’Union européenne, ainsi que des parlementaires européens et les ambassades de certains Etats membres. Par ailleurs, achACT et la CCC ont contacté 25 marques dont certaines ont répondu en indiquant les démarches qu’elles avaient ou allaient mettre en place face à la situation au Bangladesh.

Les marques doivent agir.
Signez la pétition !
achACT et la Clean Clothes Campaign remettront les signatures aux représentants de H&M, GAP, C&A, Zara et VF dans les prochaines semaines.

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