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Cambodge – Un bon premier pas de la part des marques mais insuffisant !

23-09-2014

Huit enseignes européennes - Inditex (Zara, Bershka,…), Primark, New Look, NBrow Group, Tchibo, Next, C&A et H&M - ont adressé un courrier au gouvernement du Cambodge et à la Fédération cambodgienne des employeurs de la confection (GMAC). Elles s’y affichent en faveur d’une augmentation du salaire minimum légal, se disent prêtes à revoir leurs prix d’achat pour répercuter la hausse des salaires et conditionnent une augmentation de leur approvisionnement au Cambodge au bon déroulement des négociations salariales.

Si, à la veille de l’ouverture de ces négociations, l’initiative des marques européennes est positive, elle ne les dédouane pas de leur responsabilité de garantir aux travailleurs employés dans leur filière d’approvisionnement le respect de leur droit humain à un salaire vital. Elles doivent assumer cette responsabilité même si le minimum légal fixé par le gouvernement est inférieur à un salaire vital. La lutte continue !

Pour rappel, ce 17 septembre, 100.000 travailleurs de l’habillement au Cambodge se sont mobilisés pour revendiquer un salaire minimum de 177$. Des actions de solidarité ont été organisées partout dans le monde, de Melbourne au New Jersey (USA) en passant entre autres par Vienne, Genève Amsterdam et Bruxelles où achACT, la Schone Kleren Campagne et les syndicats ont organisé un rassemblement devant l’ambassade du Cambodge.

« Cet élan mondial de solidarité nous a fortement inspiré et soutenu. A C.CAWDU, nous croyons qu’il est possible de lutter face au pouvoir des marques et enseignes en créant une véritable solidarité tout au long de la filière d’approvisionnement. En menant des actions coordonnées, partout dans le monde, nous avons le pouvoir de changer les choses. Aujourd’hui, grâce à notre action commune, les marques, enseignes et fabricants de vêtements ressentent une importante pression. Pour qu’ils répondent à nos demandes, il est maintenant nécessaire de poursuivre ensemble. » a déclaré Kong Athit, le porte-parole du syndicat cambodgien C.CAWDU, avant de conclure par « Su, su, su ! » : Résistons, résistons, résistons !

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8 enseignes européennes écrivent au gouvernement du Cambodge

Ensemble, Inditex (Zara, Bershka,…), Primark, New Look, NBrow Group, Tchibo, Next, C&A et H&M ont adressé un courrier au gouvernement du Cambodge et à la fédération cambodgienne des employeurs de la confection.

Dans leur lettre, les huit enseignes européennes affirment que « les travailleurs de tous les pays de production ont droit à un juste salaire vital » et signalent qu’elles espèrent qu’un dialogue social national entre les différentes parties légitimes permettra d’assurer ce droit. Les signataires soulignent également qu’ils sont prêts à répercuter l’augmentation du salaire minimum dans leur prix d’achat (FOB) à leurs fournisseurs. La lettre se termine par un petit avertissement. Les enseignes signalent qu’elles prévoient une augmentation du volume de leurs commandes, mais qu’elles surveillent de près l’attitude du gouvernement et des employeurs sur les salaires, mais également la liberté d’association et de négociation collective.

Si par cette initiative, ces huit enseignes répondent en partie aux demandes exprimées par les organisations syndicales cambodgiennes, elles semblent néanmoins oublier leur propre responsabilité. En tant qu’entreprise donneuse d’ordre, leurs pratiques influencent directement les salaires payés par leurs fournisseurs à leurs travailleurs. Les employeurs payent généralement le salaire minimum, qui même s’il est élevé à 177 $ restera encore insuffisant pour vivre décemment. Mais rien ne contraint les employeurs à se limiter au salaire minimum, si ce n’est la pression exercée par leurs clients. Ces derniers pourraient dès lors utiliser leur pouvoir d’influence pour garantir un salaire vital aux travailleurs de leurs fournisseurs, en s’engageant, comme elles le font envers le gouvernement, à répercuter l’augmentation concomitante des salaires dans leur prix d’achat.

Leur message au Gouvernement du Cambodge serait d’autant plus fort si ces enseignes s’engageaient directement, comme le demandent les travailleurs concernés, dans des négociations collectives avec les organisations syndicales cambodgiennes dans le but d’appliquer concrètement un salaire vital pour tous les travailleurs de leurs filières d’approvisionnement au Cambodge.

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C&A et H&M réagissent publiquement

Interpellés sur les réseaux sociaux par des milliers de personnes, H&M et C&A ont réagi. Leurs communiqués respectifs énumèrent une série d’initiatives qu’elles ont prise ces dernières années et elles y signalent leur bonne intention et leur souhait que le gouvernement du Cambodge établisse un dialogue social sectoriel national. Cependant, aucune des deux marques ne mentionne d’actions concrètes pour garantir un salaire vital aux travailleurs de leurs fournisseurs au Cambodge.

[Lire le communiqué de H&M]

Lire le communiqué de C&A]

Levi Strauss n’a pas encore réagit publiquement. Dans sa première réaction vers achACT, Levi Strauss signale qu’il invite tous les gouvernements des pays où il se fournit à établir un processus transparent de fixation d’un salaire minimum qui assure les besoins des travailleurs. Levi Strauss nous a également signalé avoir, dans le courant de l’année écoulée, demandé au gouvernement du Cambodge de trouver rapidement un accord sur le montant du salaire minimum et sur un mécanisme d’indexation de celui-ci. A notre connaissance, Levi Strauss n’a pas pris de nouvelles initiatives en la matière dans le cadre des négociations actuelles. Levi Strauss estime qu’il n’est pas de sa responsabilité de fixer les montants des salaires chez ses fournisseurs, au Cambodge ou n’importe où ailleurs.

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Manifestation au Cambodge du 17 septembre 2014 / Copyright: Heather Stilwell

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