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Cambodge - Marks & Spencer doit indemniser les travailleuses de Chung Fai

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Le Made in Europe ne garantit pas un salaire vital. Les marques de luxe non plus.

16-06-2014

Dans l’industrie textile, un prix élevé ou un pays de production européen ne garantissent en aucun cas de bonnes conditions de travail.

Dans un rapport d’enquête, achACT et la Clean Clothes Campaign montre que dans neuf pays d’Europe Orientale et en Turquie, les travailleuses de l’habillement vivent bien en-dessous du seuil de pauvreté. C’est le cas notamment en Roumanie, un pays pourtant membre de l’Union Européenne !

Le constat est général, et même les marques de luxe, telles que Hugo Boss, font produire à des salaires de misère.

Ce rapport est le résultat de recherches approfondies et d’entrevues avec plus de 300 travailleurs de l’habillement, dans 10 pays à travers l’Europe Orientale et la Turquie. Cette région est un centre de production important à destination des marchés de l’Europe des 28. Environ la moitié des vêtements importés dans les 28 pays de l’Union Européenne sont produits sur le territoire géographique de ’Europe. L’enquête porte sur les pays suivants : Turquie, Géorgie, Bulgarie, Roumanie, Macédoine, Moldavie, Ukraine, Bosnie-Herzégovine, Croatie et Slovaquie. Dans ces dix pays, ce ne sont pas moins de 3 millions de personnes – travailleurs formels et informels – qui sont concernés.

« Made in Europe » et donc éthique ?
Cher et donc éthique ?
Des idées reçues !

Les pays d’Europe Orientale, en ce compris la Roumanie pays membre de l’Union Européenne, semble être utilisé comme une réserve de petites mains bon marchés par les marques et enseignes de mode. Bien que ces pays disposent d’une longue histoire dans la confection de vêtements et d’une main-d’œuvre hautement qualifiée, les salaires payés par les grandes marques européennes comme Hugo Boss, Adidas, Zara, H&M ou Benetton se situent bien en-dessous du seuil de pauvreté. Beaucoup, en plus d'un emploi plein temps dans une usine, doivent donc compter sur l’agriculture ou sur un second emploi pour survivre. Le rapport révèle que les salaires minimums légaux couvrent seulement entre 14% (Bulgarie, Ukraine, Macédoine) et 36% (Croatie) du salaire vital, soit le salaire nécessaire à un travailleur pour couvrir ses besoins de base et ceux de sa famille. La Roumanie, pays membre de l’Union Européenne, présentait même en 2013 un salaire minimum légal inférieur à celui de la Chine !

Cette étude montre que dans notre propre continent, juste à côté de chez nous, les travailleurs européens de la confection travaillent de longues heures pour des salaires qui ne leur permettent même pas de subvenir à leurs besoins les plus fondamentaux. Des filières d’approvisionnement complexes et opaques ne sont pas des excuses pour priver des personnes de leur droit fondamental à un salaire vital. Alors que des marques comme H&M et Zara ont connu une hausse de leurs bénéfices, même pendant la crise, les conditions de travail dans les pays d’Europe Orientale où ils s’approvisionnent se sont elles détériorées, en particulier depuis 2008-2009.

Les travailleurs de la région sont de plus limités dans leurs combats par l’impossibilité des syndicats à se battre pour leurs droits les plus élémentaires. Un syndicaliste croate a déclaré que « les syndicats n’ont pas la possibilité de négocier des salaires plus élevés car ils doivent constamment lutter contre des pratiques illégales telles que les heures supplémentaires non rémunérées, les cotisations sociales non-payées ainsi que des salaires impayés. »

achACT et la Clean Clothes Campaign demandent aux marques et enseignes de prendre des mesures claires et de montrer un véritable engagement au sein de leur filière d’approvisionnement afin de s’assurer que toutes celles et tous ceux qui travaillent pour eux, où qu’ils vivent, sont payés un salaire vital.

En soutien avec les travailleurs et syndicats d’Europe Orientale et de Turquie, nous demandons aux marques européennes de mode de s’assurer comme une première étape immédiate que les travailleurs reçoivent un salaire net de base d’au moins 60% du salaire moyen national. Les prix d’achats doivent être calculés sur cette base et permettre une hausse des salaires.

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