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Vêtements de travail

Le facteur, le conducteur de bus, le juge, l’infirmier, l’éboueur, l’employé de supermarché, les ouvriers communaux ou l’hôtesse de l’air, tous portent des vêtements de travail.

Entre un quart et la moitié des travailleurs en Europe portent des vêtements fournis par leur employeur. Ce marché flirtait avec les 4 milliards d’euros en 2008 et cela va en augmentant. Un peu plus de la moitié de ce montant est constitué de deniers publics : les achats de vêtements de travail par les administrations et institutions publiques.

L’augmentation du chiffre de vente des vêtements de travail en Europe ne va pas de paire avec l’augmentation de la production européenne. Le nombre de pièces de vêtements de travail produites en Belgique a ainsi diminué de 6 millions à 3,5 millions entre 1995 et 2001, soit près de 42%.

 

Délocalisation de la production

Augmentation des achats (en valeur) d’une part, diminution de la production européenne de l’autre. Cela laisse supposer qu’une part de plus en plus importante des achats de vêtements de travail concerne des vêtements produits en dehors de l’Union Européenne.

Pour réduire les coûts et les risques, les acteurs du secteur vont s’approvisionner ou faire produire là où c’est le moins cher. En matière de confection, la part du coût de la main-d’œuvre dans le prix de revient est très importante. Ces activités ont donc tendance à s’installer dans des pays où la main-d’œuvre est bon marché.

A chaque catégorie, sa filière de production

Les vêtements de travail ordinaires

(Chemises, pantalons, vêtements hospitaliers, cache-poussière,…) se distinguent des vêtements de mode par leur fonctionnalité, leur durabilité et leur moindre coût. Cependant, lorsqu’ils ne nécessitent pas une fabrication sur mesure, ils sont généralement, et de plus en plus souvent, produits selon les mêmes procédures que les vêtements de mode, dans des usines situées au Maghreb, en Europe orientale ou en Asie.

Les vêtements techniques

(de protection ou de sécurité) sont généralement fabriqués à partir de tissus spéciaux ou de tissus traités spécifiquement pour leur donner certaines caractéristiques.

Le créneau de la fabrication des tissus spéciaux constitue aujourd’hui un des segments forts de production de l’industrie textile de notre pays. Il est fréquent que, pour de tels vêtements, la production des tissus ait lieu en Belgique et la confection du vêtement dans un pays où les coûts de la main-d’œuvre sont moins élevés. Les entreprises belges ont alors recours à des filiales ou à des sous-traitants, généralement dans des pays proches (Europe, Tunisie, Europe orientale).

Les vêtements de représentation

Ils se distinguent des vêtements de travail ordinaires par le soin apporté au style ou à la couleur. Il s’agit d’uniformes pour le secteur public ou privé. C’est dans cette catégorie que les ventes ont le plus progressé ces dernières années.

La conception de ces vêtements est souvent confiée à des créateurs de mode. La production est généralement réalisée dans des pays à plus bas salaires.

 

Les conditions de travail

Jusqu’en 2004, achACT n’avait reçu que très peu d’échos de violations des droits des travailleurs dans les usines qui fabriquent des vêtements de travail. Mais, s’ils restent minoritaires, plusieurs cas ont été énoncés de puis.

Faut-il en conclure que les conditions de travail sont relativement meilleures que dans le prêt-à-porter ? Cela pourrait s’expliquer par plusieurs faits :

  • Les relations plus étroites et durables entre les entreprises du secteur et leurs fournisseurs
  • Une partie non négligeable des vêtements de travail vendus sur nos marchés provient de pays tels que la Tunisie, la Macédoine ou la Hongrie où les syndicats libres peuvent exercer leurs activités et où les services publics d’inspection du travail fonctionnement relativement correctement.

Quoi qu’il en soit, la tendance est aujourd’hui à la délocalisation vers des pays comme la Chine, le Vietnam ou le Bangladesh, où les travailleurs ne peuvent s’associer librement ou dans lesquels les militants syndicaux sont les cibles d’une lourde répression.

 

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