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Pas de liberté syndicale

Les droits des travailleurs, en particulier ceux de s’organiser en syndicat et de négocier collectivement, sont systématiquement violés. Pire, les travailleurs qui protestent ou simplement s’organisent risquent d’être victimes de répression et d’actes d’intimidation.

 

En Chine

Les droits des travailleurs sont, sur papier, en constante amélioration, notamment grâce à la nouvelle loi de 2008 qui régit les contrats de travail. Cependant, le syndicat officiel, ACFTU jouit toujours d’un monopole, prescrit dans la législation chinoise. Or, l’ACFTU se montre plus souvent fidèle aux intérêts des employeurs et au gouvernement qu’à ceux des travailleurs. Dans chaque usine, les travailleurs interviewés soit ne savaient pas si un syndicat y était implanté, soit le considérait comme défendant les intérêts de la direction.

 

En Inde

Aucune des usines étudiées ne dispose d’un syndicat. Les travailleurs interviewés estiment pourtant qu’une représentation syndicale serait nécessaire pour résoudre leurs problèmes. Mais les directions affirment régulièrement qu’ils n’ont pas besoin de syndicat car l’entreprise prend soin d’eux et qu’ils travaillent dans l’industrie technologique. Par contre, il existe un comité de santé et sécurité dans la plupart des usines. Les représentants des travailleurs y sont désignés par la direction.

 

Aux Philippines

Des travailleurs expliquent qu’à leur engagement on leur a clairement signifié qu’il leur était interdit de se syndiquer. On leur demande également s’ils ont des contacts avec un syndicat. Dès lors, les travailleurs estiment qu’il est impossible de s’organiser en syndicat dans l’usine.

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