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Cambodge - Marks & Spencer doit indemniser les travailleuses de Chung Fai

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Rana Plaza - Le système d'indemnisation des victimes

Le fonds d’indemnisation des victimes du Rana Plaza a été mis en place par l'Organisation Internationale du Travail (OIT) en Janvier 2014 afin de récolter des contributions financières destinées à couvrir la perte de revenus et les frais médicaux des survivants et des familles des travailleurs tués dans l’effondrement du Rana Plaza, la pire catastrophe de l’industrie de l’habillement.

En novembre 2014, le Comité de coordination qui gère le fonds d’indemnisation avait annoncé qu’il y aurait besoin d'environ 30 millions de dollars pour couvrir les indemnités des plus de 5.000 ayants-droit. Le manque de volonté des marques et enseignes de verser des contributions suffisantes dans le fonds empêchait pendant longtemps le paiement de la dernière tranche des indemnités.

Depuis lors, plus d'un million de citoyens d'Europe et du monde ont participé à des actions d’interpellation des enseignes qui s’approvisionnaient dans une des cinq usines hébergées dans le Rana Plaza. Ces actions ont forcé de nombreuses marques à contribuer au fonds d’indemnisation. Mais lors du deuxième anniversaire de l’effondrement, il manquait encore 2,4 millions pour atteindre les 30 millions de $ nécessaires.

En juin 2015, une contribution importante reçue par le fonds d’indemnisation vient de combler ce trou.

"Ceci est une grande victoire ! Mais il a fallu beaucoup trop de temps pour l’obtenir", a déclaré Jean-Marc Caudron, responsable des actions urgentes à achACT. "Il aura fallu deux ans et une pression citoyenne énorme pour que les marques clientes du Rana Plaza, malgré un profit annuel collectif de plus de 20 milliards de dollars, versent les 30 millions de dollars nécessaires. Ces faits démontrent que les politiques volontaires de responsabilité sociétale des entreprises ne fonctionnent pas. Les indemnisations des victimes ne peuvent dépendre de la seule capacité d’indignation et de pression de groupes de soutien comme la Clean Clothes Campaign. Il est nécessaire de créer un réel accès à la justice pour les victimes, y compris lorsqu’il s’agit de travailleuses des filières d’approvisionnement de grandes enseignes."

Deux ans après l’effondrement, il manquait encore 6 millions de $ dans le fonds d’indemnisation.

Après plusieurs mois de campagne et plus d’un million de signatures récoltées sur Avaaz, Benetton annonçait, le 17 avril 2015, sa contribution à hauteur de 1,1 million de $. Un montant très largement insuffisant. Sur base des capacités financières de Benetton, de son approvisionnement au Bangladesh et auprès du Rana Plaza, les organisations de défense des travailleurs estiment que Benetton devrait verser au minimum 5 millions de $. achACT et la Clean Clothes Campaign maintiennent donc la pression sur la marque italienne.

"Toutes les marques et enseignes doivent s’engager. Elles doivent arrêter de fuir leurs responsabilités ou de simplement présenter leurs excuses sans agir. Aucune marque ne peut faire cavalier seul. En agissant de la sorte, elle négligerait la majorité des travailleurs et toute indemnisation serait partielle, limitée et incertaine » explique Ineke Zeldenrust de la Clean Clothes Campaign, « L’Arrangement permettra de s'assurer que toutes les victimes de ce terrible sinistre obtiendront finalement l’indemnisation à laquelle elles ont droit, de manière transparente. ».

Et après... ?

achACT et la Clean Clothes Campaign appellent également à des actions politiques pour garantir la justice les victimes des catastrophes futures. Ils accueillent favorablement l’initiative de l'OIT pour développer au Bangladesh un système national d'assurance accident du travail pour 4 millions de travailleurs de l'habillement. Ils exhortent également les décideurs politiques européens à développer un cadre régulateur qui contraint à la transparence et instaure une réelle responsabilité des marques et enseignes vis-à-vis de leur filière d’approvisionnement.

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