Des droits à respecter
Sur le plan international, les droits des travailleurs sont identifiés par des conventions internationales négociées au sein de l'Organisation Internationale du Travail (OIT). 183 pays sont membres de l’OIT, dont notamment la quasi-totalité des pays où est aujourd’hui localisée l’industrie légère produisant pour l’exportation. La déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail (Juin 1998), rend universels les droits identifiés comme fondamentaux. Cela signifie que les travailleurs de tous les Etats membres de l’OIT doivent au minimum jouir de ces droits.
Les Droits universels et fondamentaux
Au sens strict, défini par l’OIT les droits fondamentaux des travailleurs sont
- la liberté syndicale (Convention OIT 87)
- le droit d'organisation et de négociation collective (Convention OIT 98),
- l'interdiction du travail des enfants (Conventions OIT 138 et 182),
- l'interdiction du travail forcé (Conventions OIT 29 et 105),
- la non discrimination (Convention OIT 100 et 111).
Parmi eux, la liberté syndicale et le droit de négocier collectivement constituent les tremplins nécessaires pour la revendication d'autres droits par les travailleurs.
Les Droits complémentaires ou opérationnels
D’autres textes fondateurs tels que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Préambule de la Constitution de l’OIT identifient d’autres droits complémentaires sur lesquels s’appuient également l’action d’achACT :
- le droit à un salaire décent,
- le droit à des conditions de sécurité et d’hygiène suffisante
- le droit à une durée de travail qui ne soit pas excessive
- l’établissement formel de la relation d’emploi.
Ces droits sont complémentaires ou opérationnels dans la mesure où il est vain de prôner par exemple l’interdiction du travail des enfants si les travailleurs adultes ne jouissent pas d’un salaire permettant de faire vivre leur famille. Comme il est très difficile de faire entendre sa voix à travers un processus de négociation collective si la relation d’emploi ne peut pas être démontrée, etc.
Ces droits n’en sont pas pour autant des droits secondaires.

























































































































