#ProtectProgress Garantir la sécurité des travailleur·euses

L’industrie de l’habillement au Bangladesh a une longue histoire d’incidents dans les usines. L’Accord sur les incendies et la sécurité des bâtiments au Bangladesh, créé après l’effondrement du Rana Plaza en 2013, a apporté un réel changement en rendant les usines plus sûres. L’accord actuel arrivera à échéance au 31 mai 2021. Il est nécessaire d’agir pour protéger les progrès réalisés en matière de sécurité au travail.

#ProtectProgress Garantir la sécurité des travailleur·euses

Pas de date limite pour la sécurité au travail

De nombreuses marques de vêtements font fabriquer leurs produits dans des usines au Bangladesh. Il y a encore huit ans, beaucoup de ces usines n’étaient que des pièges mortels. L’Accord Bangladesh, auquel participent environ 200 marques, s’efforce depuis 2013 de faire de ces usines des lieux de travail sûrs. Depuis sa création à la suite de l’effondrement du Rana Plaza, l’Accord du Bangladesh a apporté de grands progrès en matière de sécurité pour plus de 2 millions de travailleurs de l’habillement au Bangladesh, mais ces progrès doivent être protégés.

Contexte

Le succès de l’Accord sur les incendies et la sécurité des bâtiments au Bangladesh tient au fait qu’il s’agit d’un accord contraignant qui prévoit de véritables sanctions pour les marques, les enseignes et les usines qui ne prennent pas suffisamment de mesures. Les syndicats occupent la moitié des sièges dans les structures de gouvernance de l’accord et peuvent demander des comptes aux marques. Mais l’accord qui rend ce type d’action juridique possible arrivera à échéance au 31 mai 2021, et rien ne laisse présager un nouvel accord pour l’instant.

Certaines marques et enseignes nous ont toutefois indiqué qu’elles préféraient limiter leurs activités au Bangladesh et faire confiance au nouvel organe national créé l’année dernière, dans lequel les représentants des travailleur·euses ne détiennent qu’un tiers, au lieu de la moitié, des sièges de gouvernance. Ces entreprises reviennent sur leurs promesses antérieures visant à sauvegarder l’élément contraignant de l’accord dans un accord international. Nous sommes inquiets et continuons à surveiller le fonctionnement de ce nouvel organe. Nous sommes fermement convaincus qu’il ne sera pas en mesure de maintenir les normes du précédent programme de l’Accord sans un accord international contraignant. En choisissant cette approche nationale, les marques refusent aux travailleur·euses et à leurs représentants le pouvoir de tenir les marques légalement responsables de leurs promesses et privent les travailleur·euses d’autres pays où les usines sont dangereuses, comme le Pakistan, de la possibilité d’espérer une protection similaire dans un avenir proche.

Objectif

Un accord international contraignant devra être signé pour maintenir en place les éléments les plus efficaces de l’Accord Bangladesh, et pourra également être utilisé pour garantir qu’à terme d’autres pays soient couverts par un programme similaire.

Agir

Interpelez les marques et enseignes de l’habillement qui s’approvisionnent au Bangladesh pour qu’elles s’engagent dans un nouvel Accord sur les incendies et la sécurité des bâtiments dans sa forme la plus forte et contraignante.

En savoir plus

Accord Bangladesh, retour sur une avancée historique 

Lire notre Carte blanche [publiée dans la Libre et Le Soir le 15 mai 2021]

Le site internet de l’Accord Bangladesh 

Découvrir le Rapport Unfinished business sur les avancées et manquements de l’Accord Bangladesh

La Campagne #ProtectProgress du réseau international Clean Clothes Campaign

Actualités de la campagne