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Cambodge - Marks & Spencer doit indemniser les travailleuses de Chung Fai

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Cambodge : Des militants européens des droits de l’Homme au travail arrêtés lors d’une manifestation de travailleurs de l’habillement

11-03-2013

La police cambodgienne a arrêté cinq militants de la Clean Clothes Campaign le 12 mars dernier à Phnom Penh, alors qu’ils quittaient un groupe de travailleurs de l’usine d’habillement E-Garment. Ces travailleurs menaient à ce moment une action devant leur entreprise pour protester contre le licenciement abusif de 41 travailleurs pour leur affiliation à un syndicat.  Au cours du mouvement entamé fin janvier 2013, les travailleurs grévistes ont été confrontés à des brutalités policières. Sept d’entre eux ont été roués de coups par des hommes de main visiblement commandités par l’entreprise.

Les travailleurs expliquent que l’usine E-Garment, fournit à des marques bien connues telles que Marks & Spencer, Esprit, Diesel, Okaïdi et VF corporation. L'usine est connue pour avoir des liens étroits avec la police locale et pour ses violations des droits des travailleurs.

Les cinq représentants de la Clean Clothes Campaign (CCC) ont été arrêtés et emmenés dans un poste de police après avoir assisté à la manifestation et avoir parlé aux travailleurs grévistes. Ils ont été interrogés durant plus de 6 heures.

Carole Crabbé, coordinatrice d’achACT, présente sur place réagit : "Si la police cambodgienne arrête des représentants d'organisations internationales pour la seule raison qu’ils se trouvent devant une usine d’habillement, je n’ose imaginer le niveau de répression des militants syndicaux et l'absence de respect pour les Droits de l'Homme. » Michaela Königshofer, coordinatrice de la Clean Clothes Campaign autrichienne, qui se trouvait parmi les 5 militants arrêtés révèle que « le mois dernier, une travailleuse de cette usine, qui était enceinte de cinq mois, a été attaquée. Pourquoi nous arrêtent-ils nous au lieu d’arrêter et de poursuivre ceux qui attaquent ces travailleurs ?"

Les cinq militants ont finalement été libérés au milieu de la nuit, à la grande joie des 50 personnes rassemblées devant le commissariat, dont une majorité de travailleurs de l'usine E-Garment, des responsables syndicaux et d’organisations cambodgiennes de défense des droits des travailleurs.

Ben Vanpeperstraete, coordinateur de la Clean Clothes Campaign en Belgique néerlandophone explique : "Environ 30 travailleurs ont passé la soirée devant le poste de police, en solidarité avec nous. Les responsables de C.CADWU (syndicat cambodgien) n’ont ménagé aucun effort pour nous sortir de là, malgré le risque important de représailles ». Pour Carole Crabbé, c’est clair : «  achACT et la Clean Clothes Campaign continueront à suivre de près la situation des travailleurs d’E-Garment. Elles appellent les autorités à cesser toute violence, à mettre un terme aux violations des droits des travailleurs dans l’usine et à arrêter et poursuivre les auteurs des agressions ».

Les travailleurs d’E-Garment ont entamé leur grève le 28 janvier 2013, suite au refus de la direction de mettre en œuvre un accord signé avec C.CAWDU en vue de rétablir 33 travailleurs syndiqués licenciés. « J'ai travaillé ici pendant 8 ans, déclare un travailleur présent à la manifestation pacifique du 12 mars dernier. « Nous sommes tristes parce que la direction de l'usine refuse de nous rendre notre travail et refuse de respecter l'accord ».

Ath Thorn, président de C.CAWDU précise : "La direction d’E-Garment  refuse d’appliquer la décision du Conseil d'Arbitrage qui ordonne la réintégration les travailleurs licenciés ». Aux 33 travailleurs licenciés en janvier s’ajoutent 8 autres délégués syndicaux  licenciés et violemment agressés à l'intérieur même de l'usine en 2010. Depuis le début de la grève, policiers et hommes de main ont attaqué des travailleurs syndiqués et des permanents syndicaux à deux reprises.

Et Ath Thorn d’ajouter : « la direction de l’usine et la police tentent d’intimider les travailleurs, C. CAWDU et nos partenaires européens de la Clean Clothes Campaign. Les agresseurs doivent être arrêtés et poursuivis en justice ».

Les travailleurs exigent avant tout que leurs collègues licenciés illégalement soient réintégrés et que les indemnités légales dues aux travailleurs licenciés et en grève soient payées. Ils appellent le propriétaire de l'usine et la police à mettre fin aux agressions. Ils demandent aux marques clientes de l’usine de garantir le respect de la liberté d'association. Enfin, les travailleurs exigent une augmentation salariale et la fourniture d’aliments de base.

Une travailleuse d'E Garment témoigne

25 organisations membres

avec le soutien de

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