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[VIDEO] Maroc : Précarité de l’emploi et féminisation de la pauvreté

08-03-2012

Chaque année, partout en Europe, les administrations publiques achètent des vêtements de travail. Ce sont les uniformes des pompiers, policiers, ouvriers communaux ou encore les tenues portées dans les hôpitaux et les écoles publiques.
S’ils sont vendus en Europe, ces vêtements sont fabriqués à des milliers de kilomètres en Asie ou dans le bassin méditerranéen. Le Maroc est ainsi devenu, depuis les années 80, un centre important de confection textile. Des milliers d’emplois ont été créés.

Mais les conditions de vie des travailleurs sont difficiles… Particulièrement pour les femmes.


Au Maroc de nombreuses femmes continuent de vivre dans la pauvreté. Pourtant, elles ont un emploi et travaillent de nombreuses heures par jour… Comment cela s’explique-t-il ?

Le rapport, le documentaire vidéo ainsi que la capsule « Made in Maroc » mettent le doigt sur différents facteurs qui permettent d’expliquer cette situation.

Précarité de l’emploi

Sur une ligne de production, dans une usine produisant directement pour des entreprises espagnoles et ayant fait l’objet d’un audit social, une journée représente en moyenne 9 heures de travail du lundi au vendredi et 5 heures le samedi, pour un salaire d’environ 250 euros/mois.

Dans une usine non auditée, les heures supplémentaires sont obligatoires et la journée de travail peut varier de 11 à 12 heures par jour, 6 jours sur 7. Ces heures sont habituellement non payées et les salaires ne dépassent pas les 200 euros/mois. Une grande partie des travailleurs n’ont pas de contrat de travail et n’ont aucun système de protection sociale.

Dans des ateliers de sous-traitance, les salaires ne dépassent pas les 100 euros/mois et les contrats n’existent pas.

Ces très bas salaires couplés à une absence de protection sociale et de contrat de travail, et donc à une insécurité d’emploi, cantonnent les femmes et les familles marocaines dans la pauvreté.

Féminisation de la pauvreté

L’industrie de l’habillement est le premier secteur industriel au Maroc mais aussi le plus marginalisé. Près de 70% de la main-d’œuvre y est féminine.

Très souvent peu éduquées, analphabètes et poussées par la nécessité de ramener de l’argent pour faire vivre leur famille, les femmes sont souvent prêtes à accepter n’importe quel emploi. Elles se retrouvent ainsi contraintes à travailler dans des conditions précaires  et pour de très bas salaires.

A leur travail en usine, s’ajoutent  les corvées domestiques. Mariées ou célibataires, les femmes, bien plus que les hommes, prestent ainsi des journées doubles de travail.. Si on y ajoute les heures supplémentaires, elles manquent cruellement de temps pour avoir une vie personnelle et se projeter dans l’avenir, par exemple en poursuivant leurs études ou en militant dans un syndicat en faveur de leurs intérêts au sein de l’entreprise.

« A cause des longues journées de travail, les femmes n’ont pas le temps de s’occuper de leurs enfants ni d’être avec leurs familles. Un grand nombre d’entre elles finissent par souffrir de dépression ou d’autres maladies. (…) Il y a aussi des cas de fausses-couches dans les usines car les femmes enceintes travaillent au même rythme que les autres. (…) »
Fatima Lamah, syndicaliste dans le secteur textile à Tanger

Surmenage, exclusion sociale, … autant de facteurs qui portent préjudice au bien-être physique et psychologique et qui mènent, au final, à la précarisation de plus en plus grande des femmes.

Voilà qui doit mener à la réflexion notamment les organisations syndicales et de défense des droits des travailleurs et des femmes qui devraient aller à la rencontre de ces travailleuses, adapter leurs méthodes et leurs structures à leurs disponibilités et priorités d’action et soutenir leur émancipation.



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