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Le gouvernement du Bangladesh met en péril les progrès réalisés depuis le Rana Plaza

14-02-2019

Alors que la décision de la Cour Suprême est attendue pour ce lundi 18 février, les négociations entre signataires de l’Accord et le gouvernement du Bangladesh ont échoué.

Le gouvernement du Bangladesh semble déterminé à expulser l’Accord de son territoire. Il risque de réduire à néant ce programme qui a largement contribué à rétablir la confiance internationale vis-à-vis de son industrie de l’habillement. Sans proposer d’alternative crédible, il fait peser une grave menace sur la sécurité de millions de travailleurs et sur l’avenir du principal secteur d’exportation national. Les autorités bangladaises refusent toute autre option que le transfert rapide et inconditionnel des activités de l’Accord aux entités de contrôle nationales.

En insistant sur le fait que le rôle assumé par l’Accord soit transféré à un organisme national d'inspection à une date fixe et en n'acceptant aucune condition relative à la capacité de cet organisme de s'acquitter de ce rôle, le gouvernement du Bangladesh risque délibérément d’anéantir les avancées importantes réalisées en matière de sécurité et de confiance dans son industrie de l’habillement.

achACT et la Clean Clothes Campaign - signataire-témoin de l’Accord – estiment nécessaire la transmission des activités de l’Accord à un service public d’inspection national tel que la Cellule de coordination de la réhabilitation. Ce processus doit cependant faire l’objet d’un plan, de conditions et de critères précis à remplir par ce service. Il devrait être supervisé par l’Organisation internationale du Travail.

A l’heure actuelle, les organismes d'inspection bangladais n’ont pas la capacité de contrôler les quelque 1 600 usines couvertes par l'Accord. Ils ne démontrent pas non plus d’engagement ferme en faveur du respect des normes de sécurité internationalement admises. Les autorités bangladaises ne présentent pas d’alternative viable à l’Accord en matière de participation des travailleurs à la prévention : pas de plan crédible de formation des travailleurs ni de mécanisme de traitement des plaintes.

La menace d’une expulsion à échéance fixée sans plan de transition crédible ne laisse à l’Accord que l’option de commencer à opérer uniquement à partir de son siège d’Amsterdam afin de préserver la crédibilité et l’efficacité durement gagnées du programme. En tant qu’accord juridiquement contraignant entre marques et syndicats, le mandat de l’Accord reste valable jusqu’en 2021 et les marques signataires ne peuvent se retirer du programme avant d’avoir rempli toutes leurs obligations.

Fonctionner à partir de l’étranger préserverait l’indépendance du programme, mais coûterait très cher. L'Accord devrait avoir recours à des sociétés d'ingénierie internationales pour envoyer des inspecteurs au Bangladesh. Mais sans ingénieurs permanents sur le terrain, les capacités de l’Accord à surveiller et à vérifier les progrès dans la mise en conformité des usines couvertes seraient sérieusement réduites.

L’inspecteur en chef de l’Accord a annoncé qu’en cas de déménagement à Amsterdam, il serait contraint à déclarer comme inéligibles des centaines d’usines dont la mise en conformité est peu performante. Cela signifie que, contractuellement, les 192 marques et distributeurs signataires de l’Accord ne pourraient plus s’y approvisionner.

Ces derniers mois, la communauté internationale a largement soutenu la poursuite sans entraves des travaux de l’Accord jusqu’à ce que les organismes nationaux de contrôle soient jugés prêts à assumer ce rôle. Des gouvernements nationaux, le Parlement européen, des marques et distributeurs, des initiatives multipartites, des syndicats, des organisations de consommateurs et bien d'autres ont pris contact avec le gouvernement du Bangladesh. Cette semaine encore, 190 investisseurs représentant des actifs de 3,1 milliards de dollars américains ont clairement exprimé leur soutien à une transition conditionnelle prévoyant un délai suffisant pour que l’organisme national de contrôle puisse remplir les conditions nécessaires pour pouvoir mener à bien les travaux de l’Accord.

Maintenant que le gouvernement du Bangladesh semble avoir choisi d’ignorer ces appels, il appartient aux partenaires commerciaux et aux acheteurs du Bangladesh de prendre position. Cela concerne aussi au premier chef les gouvernements du Royaume-Uni, du Canada et des Pays-Bas, bailleurs de fonds internationaux de la Cellule de coordination de la réhabilitation.

Fonctionner à partir de l’étranger, réduira la capacité de l’Accord à contribuer à la sécurité des usines. Cela entraînera inévitablement une recrudescence du nombre de blessés et de tués parmi les travailleurs et travailleuses des usines de confection du Bangladesh. Les manoeuvres actuelles du gouvernement du Bangladesh signifient un retour en arrière vers des conditions de sécurité des bâtiments qui ont donné lieu à l’effondrement du Rana Plaza.

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