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Bangladesh : L’UE doit agir face aux violations des droits des travailleurs

24-10-2017

A la lumière de nouveaux faits probants, syndicats internationaux et Clean Clothes Campaign renouvellent leur appel à la Commission européenne pour qu’elle tienne sa promesse de lancer une enquête commerciale vis-à-vis du Bangladesh. Nos organisations dénoncent les manquements persistants du gouvernement du Bangladesh qui tarde à prendre les mesures d’urgence qui s’imposent pour réformer la loi et les pratiques du pays en matière de droits syndicaux dans l’industrie de l’habillement.

Dans un nouveau rapport (en anglais) envoyé à la Commission européenne, la Clean Clothes Campaign - le réseau international d’achACT -, la Confédération syndicale internationale, la Confédération européenne des syndicats, industriAll Global Union et UNI Global Union apportent des preuves manifestes qui montrent que, en dépit des engagements pris il y a quatre ans dans Pacte sur la durabilité avec l’Union européenne, le gouvernement du Bangladesh continue de violer les droits des travailleurs tout en évitant de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour assurer que son industrie de l’habillement respecte les Conventions fondamentales du travail.

Ce rapport met l’accent sur quatre domaines clés qui restent des sources d’inquiétude majeures pour l’UE, l’OIT, les syndicats et les organisations de défense des droits des travailleurs depuis l’effondrement dramatique de l’immeuble Rana Plaza à Dakha, la capitale du Bangladesh. Il traite de la réforme du droit du travail, de la liberté d’association dans les zones franches d’exportation, de l’amélioration de l’enregistrement des syndicats et de la lutte contre la discrimination antisyndicale.

En signant le Pacte sur la durabilité en 2013, le gouvernement du Bangladesh s’est engagé à mettre en œuvre plusieurs actions spécifiques et circonscrites dans le temps dans ces quatre domaines. Toutefois, alors que le Bangladesh continue à accumuler du retard, l’UE tarde à lancer une enquête pour évaluer dans quelle mesure les Conventions fondamentales du travail et les Droits de l’Homme sont respectés.

En mai 2017, la Commission européenne a reporté au mois d’août la date limite à laquelle le gouvernement du Bangladesh était tenu de faire la démonstration de « progrès tangibles » afin de continuer à bénéficier d’un accès préférentiel au marché de l’UE. L’extension de la date limite faisait déjà suite à plusieurs autres extensions et est maintenant dépassée sans qu’aucun progrès n’ait été mesuré. Il est aujourd’hui plus que temps que la Commission européenne utilise son pouvoir pour demander des comptes au gouvernement du Bangladesh en lançant une enquête commerciale.

En tant que premier partenaire commercial du Bangladesh, l’UE a le pouvoir et la responsabilité de faire en sorte que les droits du travail soient respectés au Bangladesh. Ce nouveau rapport (en anglais) inclut une série d’études de cas qui soulignent la manière dont les militants syndicaux sont encore victimes de discrimination et de violence. Ces cas s’ajoutent aux répressions de manifestations pacifiques en faveur de hausses salariales qui ont eu lieu début 2017 et démontrent que les autorités du Bangladesh refusent pour le moment d’assurer des changements significatifs par le dialogue.

CSI, industriAll, UNI, CES et CCC insistent vivement auprès de la Commission européenne pour qu’elle arrête de postposer son action. Après les avertissements lancés au gouvernement du Bangladesh, l’UE doit maintenant démarrer une enquête commerciale pour déterminer si l’accès préférentiel au marché de l’UE est toujours justifié. C’est le seul levier dont dispose encore l’Union européenne pour convaincre le Bangladesh de mener des réformes sérieuses en faveur du respect des droits des travailleurs. Une telle enquête donnera au gouvernement du Bangladesh toutes les occasions nécessaires de démontrer qu’il s’engage enfin réellement vers les changements indispensables.

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16/02/2017 - Répression au Bangladesh - achACT et les syndicats interpellent le gouvernement du Bangladesh et l'UE

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