Vous êtes :  Accueil > Actualités

Cambodge - Marks & Spencer doit indemniser les travailleuses de Chung Fai

recherche
par marque

A.S. AdventureAdidasAldi
AppleAsics
B&CBel&BoBenetton
BershkaC&A
CarrefourCasinoCassis
ChampionCharles Vögele
ColruytCora
Diadora
DieselDisneyDreamland
E5 ModeEsprit
FilaFilippa K
G-StarGapGsus Industry
H&MHasbro
HemaHitachiHTC
InditexInno
InWearJack&JonesJBC
Kappa
LacosteLeeLevi's
LG ElectronicsLidl
Lola&LizaLottoM&S Mode
MangoMarks & SpencerMassimo Dutti
MattelMaxitoysMayerline
Mer du NordMexxMizuno
MotorolaNew Balance
New YorkerNikeNitendo
NokiaO'NeillOlivier Strelli
OnlyOtto
PaprikaPimkiePlayStation
PremamanPromod
Pull & BearPumaReebok
RIMRiver Woodss.Oliver
SamsungScapa Sports
Sony EricssonSpeedoSpringfield
Street OneSuperdry
Talking FrenchThe Cotton Group
ToysRusTrafic
TriumphUmbroUterquë
Vero Moda
WEWilson
WranglerXboxZara
Zeeman

par produit

Ballons de footConsole de jeuxGSM
JeansJouetOrdinateur portable
SmartphoneTablettesVestes
Vêtements de modeVetements et chaussures de sportVêtements promotionnels

Euro 2016 – Nike, Adidas et Puma laissent les travailleurs sur la touche

07-07-2016

Nike, Adidas et Puma se sont disputé à prix d’or les contrats de sponsoring des principales équipes de l’Euro 2016. Alors que les trois marques empocheront des bénéfices colossaux, les ouvriers qui fabriquent leurs équipements continuent de toucher des salaires inférieurs au minimum qui leur permettrait de vivre dignement. Les ouvriers de la confection n’ont ainsi pas touché plus de 60 centimes d’euro pour fabriquer le maillot de l’équipe d’Allemagne, vendu 85 €.

 Les ouvriers de la confection n’ont ainsi pas touché plus de 60 centimes d’euro pour fabriquer le maillot de l’équipe d’Allemagne, vendu 85 €.

ANTIJEU !

  • 0,6 centimes dévolus au salaire des ouvriers de la confection pour la fabrication du maillot de l’équipe d’Allemagne vendu 85 euros, pour un bénéfice net de 24,3 euros pour Adidas ;
  • Un doublement des dividendes pour Nike depuis 2010 et un doublement de ses ventes en 10 ans ;
  • Une augmentation de l’investissement dans le sponsoring qui aurait permis à plus de 165 000 travailleurs vietnamiens et 110 000 travailleurs indonésiens de recevoir un salaire vital ;
  • Un modèle « target costing » d’optimisation des coûts de production poussé à outrance qui confine les salaires des ouvriers à une simple variable d’ajustement ;
  • Un désinvestissement progressif de la Chine, dont les salaires minimum rejoignent désormais des niveaux décents, vers des pays offrant une main d’œuvre bradée, malgré des performances économiques saluées.

Tels sont quelques-uns des principaux enseignements du rapport "Antijeu" publié par nos collègues français du Collectif Ethique sur l'Etiquette, qui analyse l’impact, pour les travailleurs de leurs chaînes d’approvisionnement, du modèle économique des 3 principaux sponsors des équipes de l’Euro 2016 – Nike, Adidas, Puma – résolument tourné vers la seule performance financière. Fondé sur un investissement surdimensionné dans le sponsoring – des clubs, des équipes nationales, des joueurs – pour doper les volumes de ventes, et l’optimisation des coûts de production, ce modèle se traduit par une recherche systématique de moindres coûts de main-d’œuvre, fixés désormais en dernier ressort, qui les conduit à poursuivre leurs délocalisations vers des pays encore moins-disant socialement. Résultat, les travailleurs de leurs chaînes d’approvisionnement, situés principalement en Asie, touchent des salaires en deçà du minimum nécessaire pour vivre décemment – en deçà d’un salaire vital. En contradiction avec le discours affiché de ces sponsors, qui se positionnent, à force déclarations publiques, comme des acteurs plus responsables que les autres marques du secteur.

Une pratique clairement anti-jeu qui se traduira, pendant l’Euro 2016, par de nouveaux bénéfices considérables pour ces sponsors – et qui laisse délibérément les travailleurs sur la touche.

Le Collectif Ethique sur l’étiquette et achACT rappellent que, 20 ans après le premier scandale survenu dans l’industrie du textile (Nike et le travail des enfants pakistanais en 1996), laisser aux seules multinationales la tâche de réguler leur activité n’a pas évité d’autres scandales ou situations de violations des droits humains fondamentaux. Seule une législation contraignante, comme la loi sur le devoir de vigilance des multinationales, dont l’adoption est attendue en France dans les meilleurs délais, pourra traduire la volonté des Etats de responsabiliser les acteurs les plus puissants de la mondialisation ; et leurs discours en actes.

Plus d'information sur la campagne Antijeu

25 organisations membres

avec le soutien de

réseaux internationaux