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Mattel, les violations perdurent.

01-12-2014

L’ONG chinoise China Labor Watch a une nouvelle fois enquêté sur les conditions de travail dans l’industrie du jouet en Chine. Menées dans trois usines produisant des jouets pour Mattel ces enquêtes révèlent des violations persistantes des droits humains. L’an dernier, la multinationale avait pourtant rencontré le China Labor Watch et s’était engagée à prendre des mesures. Des promesses restées sans suite.

Mattel n’agira que sous la pression du public. L’an passé, nous étions déjà plus 60 000 européens à l’interpeller. Il faut maintenir la pression.

ECRIVEZ A MATTEL!
Dites stop à l'exploitation des travailleurs. 

Les résultats des enquêtes

L’enquête a été menée de juin à novembre 2014. Les enquêteurs du China Labor Watch ont enquêté de manière clandestine dans et aux abords de quatre usines situées dans le Guangdong, en Chine. Trois de ces usines sont des fournisseurs de Mattel. Les conclusions sont sans appel. Les enquêtes ont révélé une multitude de violations des droits des travailleurs parmi lesquelles :

  • des heures de travail supplémentaires excessives (jusqu’à 120 heures par mois)
  • des salaires impayés
  • le versement incomplet des cotisations sociales
  • des conditions de vie et d’hébergement indécentes
  • un environnement de travail pollué
  • des fraudes auprès des auditeurs
  • l’absence de mécanismes effectifs de représentation des travailleurs
  • l’absence d’examens médicaux malgré les conditions de travail dangereuses
  • l’absence ou l’insuffisance de matériel de protection adéquat
  • la vétusté des machines.

Mattel n’a pas tenu ses engagements

En 2007, une précédente série d’enquêtes du China Labor Watch avait déjà mis en lumière des violations similaires. L’année dernière encore, achACT et d’autres organisations européennes menaient une action d’interpellation de Mattel à ce sujet. Plus de 60 000 messages de protestation avaient été envoyés au géant du jouet. Sous la pression de ses clients, Mattel avait accepté, en janvier 2014, d’ouvrir le dialogue avec le China Labor Watch et s’était engagée sur deux demandes : le paiement des heures supplémentaires des travailleurs de l’usine de Foshan et l’indemnisation de la famille de Hu Nianzhen, une travailleuse qui s’était suicidée en mai 2011. Aucune de ces deux demandes n’a pourtant été satisfaite et Mattel n’a pas informé le CLW des éventuelles démarches entreprises en ce sens.

Un bénéfice net annuel en progression, les droits des travailleurs en régression.
Mattel peut et doit agir.

En 2013, le groupe Mattel a vu son bénéfice net annuel progresser de 16.4% à 903.9 millions $. Pourtan, les conditions de travail des ouvrières et des ouvriers qui produisent les jouets demeurent inacceptables. « En jouant sur la concurrence sauvage que se livrent les usines chinoises entre elles, et en imposant à la fois des normes strictes en matière de qualité et des prix de production bas à leurs fournisseurs et sous-traitants, les entreprises donneuses d’ordre font du coût du travail et donc des travailleurs en bout de chaîne, la variable d’ajustement principale de ce système. » dénonce Li Qiang, directeur du China Labor Watch.

Mattel doit revoir ses pratiques d’approvisionnement, notamment en augmentant les prix à la commande et en imposant des délais de production compatibles avec les horaires de travail légaux. C’est là, la condition sine qua non pour une amélioration réelle et durable des conditions de travail dans ses filières d’approvisionnement. Mattel doit également permettre des mécanismes de représentation des travailleurs et de plainte efficaces dans les usines.

 

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Copyright photo: China Labor Watch

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