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Cambodge - Marks & Spencer doit indemniser les travailleuses de Chung Fai

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Adressez un carton rouge à Adidas pour manque de Fair Pay!

02-09-2014

Si les fans des diables rouges ne sont pas contents et remettent en cause le modèle recyclé de la nouvelle vareuse de notre équipe nationale, c’est aujourd’hui aux supporters des droits de l’Homme de pointer Adidas du doigt. Fraichement choisi comme nouvel équipementier des Diables Rouges, Adidas continue de refuser de payer un salaire vital aux travailleurs qui fabriquent ses équipements sportifs et les condamnent à des situations de précarité extrême.

A travers des annonces tape-à-l’œil, des slogans accrocheurs et des porte-paroles célèbres et influants, la machine commerciale d’Adidas tourne à plein rendement depuis la Coupe du Monde. Mais derrière le glamour et les paillettes du marketing se cache une histoire qu’Adidas ne veut pas nous raconter…

Sorn Reab a 25 ans

Six jours par semaine, elle se lève à 4h30 du matin pour se rendre à Phnom Penh. Après un long trajet, elle commence à travailler à 7h dans une usine de confection. Son usine fournit des vêtements à Adidas. Malgré ses 11 heures quotidiennes de travail, Sorn ne peut pas se payer un logement à Phnom Penh, même dérisoire et partagé. Fatiguée et affaiblie par la malnutrition, Sorn risque chaque jour de se retrouver à l’hôpital après s’être évanouie d’épuisement. A cela s’ajoute la menace de ne pas voir son contrat de travail renouvelé chaque six mois. La pression est permanente : il faut toujours produire plus de vêtements pour Adidas.

La vie de Sorn Reab n’est pas un cas unique. Au Cambodge, c’est la norme pour les 500 000 travailleurs de l’habillement que compte le pays. 90% des travailleurs sont des femmes de moins de 35 ans. Dans le monde, la majorité des travailleurs de l’habillement sont des jeunes femmes qui luttent pour survivre à cause de leurs salaires dérisoires. L’industrie du vêtement continue à perpétuer un système d’inégalité extrême, enrichissant quelques privilégiés et condamnant la grande majorité des travailleurs des filières d’approvisionnement à des situations inadmissibles de précarité.

Il faudrait plus de 7000 années de travail à Sorn Reab pour gagner l’équivalent du salaire annuel du CEO d’Adidas, Herbert Hainer.

 

Brandissez un carton rouge au nouvel équipementier des Diables Rouges !

Alors qu’Adidas surfe maladroitement sur la vague et l’euphorie nationale envers nos Diables pour développer son image de marque et surtout pour accroitre ses bénéfices, interpellez la marque pour qu’elle donne à Sorn Reab et à tous les travailleurs de ses filières d’approvisionnement le salaire qui leur est dû, un salaire qui leur permet de subvenir à leurs besoins, un salaire vital.

Signez la pétition, demandez à Adidas de payer un salaire vital!
(en anglais, traduction ci-dessous) 

 

En savoir plus :

Traduction de la pétition :

Petition adressée à : ADIDAS

  • William Anderson, VP aux affaires sociales et environnementales, pour Asie-Pacifique
  • Frank Henke, directeur mondial des affaires sociales et environnementales
  • Herbert Hainer, président-directeur général

Des travailleurs de l'habillement, qui produisent des vêtements Adidas, n'obtiennent pas une part équitable de la valeur qu'ils génèrent dans la filière d'approvisionnement et ne sont pas payés un salaire qui leur permet de couvrir leurs besoins essentiels, encore moins d’épargner, et restent ainsi condamnés à vivre dans la pauvreté. Les travailleurs de l'habillement, dont une grande majorité de jeunes femmes, sont pris au piège dans le cercle vicieux des bas salaires : heures supplémentaires excessives, dettes à taux usuraires et dépendance extrême, ce qui les rend particulièrement vulnérables. La solution est claire et atteignable : les travailleuses de la confection doivent être payées un salaire vital.

Adidas doit s'engager et s'assurer que ses pratiques d’approvisionnement permettent et garantissent le paiement d’un salaire minimum vital aux travailleurs.

J’appelle Adidas à soutenir les travailleurs en :

  • Quantifiant et en publiant les montants d’une « rémunération équitable », qui doit assurer que tous les travailleurs produisant pour Adidas peuvent prendre soin de leur famille ;
  • Extrayant les coûts salariaux des négociations commerciales avec les usines pour assurer que les salaires augmentent indépendamment des accords commerciaux ;
  • s’engageant publiquement à ne pas quitter le Cambodge en cas d’augmentation du salaire minimum légal.

Adidas doit s’engager pour un salaire vital !

Cordialement,

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