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Cambodge - Marks & Spencer doit indemniser les travailleuses de Chung Fai

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Bangladesh Arrêter le massacre

30-04-2013

achACT condamne l’inaction des marques et enseignes face à l’insécurité de l’industrie de la confection au Bangladesh et à la multiplication d'accidents totalement prévisibles et évitables. Les clients des usines concernées doivent s’engager immédiatement à indemniser les victimes. Toutes les enseignes qui s’approvisionnent au Bangladesh doivent s’engager avec les organisations de travailleurs du Bangladesh pour éviter de futures catastrophes.

Le montant total des indemnisations des victimes du Rana Plaza effondré le 25 avril au Bangladesh dépassera probablement 30 millions de $ en plus de l’aide d’urgence. Le dernier bilan dénombre plus de 370 morts et plus de 1000 blessés. Il risque de s’alourdir fortement. Environ 900 personnes sont toujours portées disparues. Les organisations locales disent craindre que des familles soient oubliées en raison d’une mauvaise gestion de la liste des victimes.

Devenez achACTEURS ! Agissez, dites aux marques d’arrêter le massacre !

- Signez la pétition en ligne
- Menez une action collective – Déposer des fausses étiquettes dans les poches des vêtements

 

Les clients des usines du Rana Plaza doivent s’engager à indemniser les victimes

La Clean Clothes Campaign, dont achACT est le membre belge francophone, a pris contact avec l’ensemble des entreprises dont les noms sont liés à l’une des cinq usines hébergées dans le Rana Plaza. Cinq ont confirmé qu’ils s’y fournissaient : Primark (UK/Irlande), Mango (Espagne), Bon Marché (UK), El Corte Ingles (Espagne) et Joe Fresh (marque du distributeur canadien Loblaw). Primark a par ailleurs annoncé s’engager à contribuer à l’indemnisation des victimes.

D’autres marques sont citées comme clients d'usines du Rana Plaza dans les registres d'importation aux Etats-Unis et au Canada ou d’étiquette et autres documents retrouvés sur le site par des militants locaux. Il s’agit de Benetton (Italie), Carrefour (France), Cato Fashions (USA) et Children’s Place (USA). Jusqu’à présent elles nient tout lien.

Les enseignes impliquées doivent d'urgence envoyer un représentant au Bangladesh pour rencontrer les organisations qui soutiennent les travailleurs concernés. Ces dernières appellent les enseignes concernées à collaborer avec le Croissant Rouge pour s'assurer que les blessés reçoivent des soins médicaux appropriés et à s’engager à indemniser toutes les victimes. Les enseignes doivent également utiliser leur influence sur le gouvernement du Bangladesh pour qu’il réponde à la demande des organisations syndicales de prendre des mesures exceptionnelles pour gérer cette catastrophe.

Il est également essentiel qu’une liste des survivants et des travailleurs tués soient créée immédiatement afin que l'indemnisation et les traitements médicaux puissent être fournis efficacement.

Les enseignes doivent arrêter le massacre

Les marques et enseignes tentent toujours d’esquiver leur responsabilité. C’est inacceptable ! Elles doivent signer le protocole sur la sécurité des bâtiments et la prévention des incendies dans les usines d’habillement au Bangladesh.

Depuis l’effondrement de l’usine Spectrum en 2005, les incendies et les effondrements d’usine se sont multipliés au Bangladesh. Les marques et enseignes connaissent ces risques, mais persistent pourtant à ne baser leur contrôle que sur des audits sociaux inefficaces. En effet, l'effondrement du Rana Plaza met une fois de plus en lumière l'inefficacité des audits sociaux. Deux des usines hébergées dans le bâtiment avaient été contrôlées par la Business Social Compliance Initiative (BSCI) et plusieurs auditeurs commandités par des enseignes clientes.

Depuis l’incendie de l’usine Tazreen en Novembre 2012, où 112 travailleurs ont été tués, les marques et enseignes viennent non seulement avec des propositions vagues ou inappropriées, comme des vidéos de sensibilisation des travailleurs sur la sécurité (H&M), ou une académie sur la sécurité (Walmart). À quoi peut bien servir une telle vidéo ou une telle formation en cas d’incendie ou d’effondrement si les issues de secours n’existent pas? Les travailleurs ont besoin de solutions structurelles pour mettre fin à leurs conditions de travail dangereuses. Les marques et enseignes doivent prévenir tout nouveau drame. Signer le protocole sur la sécurité des bâtiments et la prévention des incendies et collaborer avec les syndicats au Bangladesh sont les premières étapes essentielles pour cela.

Ce protocole, développé par les organisations syndicales locales et internationales et d'ores et déjà signé par Tchibo et PVH (Calvin Klein et Tommy Hilfiger), vise à garantir la santé et la sécurité des travailleurs de l’industrie de l’habillement au Bangladesh. Il comprend l’inspection indépendante des bâtiments et l’obligation de réaliser les travaux nécessaires, la formation des travailleurs sur leurs droits et une révision des normes de sécurité. Ce protocole est transparent et concret. Il donne un rôle central aux travailleurs et à leurs organisations.

 

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