Vous êtes :  Accueil > Campagnes > Salaire Vital > La responsabilité des marques et enseignes > Inditex Groupe (Zara, Bershka, Pull&Bear,...)

Cambodge - Marks & Spencer doit indemniser les travailleuses de Chung Fai

recherche
par marque

A.S. AdventureAdidasAldi
AppleAsics
B&CBel&BoBenetton
BershkaC&A
CarrefourCasinoCassis
ChampionCharles Vögele
ColruytCora
Diadora
DieselDisneyDreamland
E5 ModeEsprit
FilaFilippa K
G-StarGapGsus Industry
H&MHasbro
HemaHitachiHTC
InditexInno
InWearJack&JonesJBC
Kappa
LacosteLeeLevi's
LG ElectronicsLidl
Lola&LizaLottoM&S Mode
MangoMarks & SpencerMassimo Dutti
MattelMaxitoysMayerline
Mer du NordMexxMizuno
MotorolaNew Balance
New YorkerNikeNitendo
NokiaO'NeillOlivier Strelli
OnlyOtto
PaprikaPimkiePlayStation
PremamanPromod
Pull & BearPumaReebok
RIMRiver Woodss.Oliver
SamsungScapa Sports
Sony EricssonSpeedoSpringfield
Street OneSuperdry
Talking FrenchThe Cotton Group
ToysRusTrafic
TriumphUmbroUterquë
Vero Moda
WEWilson
WranglerXboxZara
Zeeman

par produit

Ballons de footConsole de jeuxGSM
JeansJouetOrdinateur portable
SmartphoneTablettesVestes
Vêtements de modeVetements et chaussures de sportVêtements promotionnels

Inditex Groupe (Zara, Bershka, Pull&Bear,...)

Siège (Ville,Pays): Arteixo, Espagne
Année de fondation 1975 (premier magasin Zara)
Nombre de points de vente: 5527 points de vente (dont 673 magasins franchisés) dans 82 pays.
Nombre d'employé(e)s: 109 512 employé(e)s dans le monde (dont 82% travaillent en Europe et 86% dans des magasins)
Propriétaire: Société anonyme
PDG: Pablo Isla Alvarez de Tejera
Chiffre d'affaires: 13,79 mia.€ en 2011
Bénéfices: 1,95 mia € en 2011
Pays de production: Les marchandises sont produites par 1398 fournisseurs dans 40 pays (625 fournisseurs en Asie, 457 dans l'UE, 130 en Europe à l'extérieur de l'UE, 122 en Afrique, 64 aux Etats-Unis)
Marques de l'entreprise: Zara, Pull&Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho, Zara Home (intérieur), Uterquë, Tempe (chaussures)

Le groupe Inditex est membre de l'initiative de vérification multipartite Ethical Trading Initiative (ETI). Cette initiative reconnaït le droit à un salaire minimum vital, mais elle ne dispose pas d'une définition précise de cette notion.

 

Position du groupe Inditex par rapport au salaire minimum vital

En 2001, le groupe Inditex signe un premier code de conduite, qui ne comprend toutefois pas l'obligation de verser un salaire minimum vital.

En 2005, l'entreprise devient membre d'ETI et s'engage à respecter le code de conduite de cette initiative.

En 2007, Inditex révise son code de conduite et se prononce fondamentalement pour le droit à un salaire minimum vital. Elle reste toutefois trop peu précise dans la définition de cette notion. En octobre, elle signe une convention-cadre internationale avec la fédération internationale des travailleurs du textile (ITGLWF) visant à renforcer les droits syndicaux.

En 2011, l'entreprise signe avec ITGLWF une déclaration d'intention pour améliorer les contrôles dans les usines.

Dans la foulée, elle signe en 2012 un protocole d'accord avec ITGLWF pour améliorer la participation des syndicats aux contrôles effectués sur toute la chaîne d'approvisionnement du groupe.

Ces dernières années, l'entreprise a fait d'autres efforts en faveur d'un salaire minimum vital. En collaboration avec l'Université de Northumbria, elle a notamment mené des recherches portant sur des modèles de fixation de prix pour un salaire minimum vital, renforçant ainsi sa collaboration avec l'ITGLWF, ETI et le Global Compact des Nations Unies, qui proposent aussi des éléments pour le calcul du salaire minimum vital. A ses dires, l'entreprise respecte les revendications de l'Asia Floor Wage et a pris part à des réunions au Bangladesh.

Au Cambodge, Inditex travaille en collaboration avec le programme de l'OIT Better Factories Cambodia (BFC).


Evaluation du groupe Inditex par achACT

La convention-cadre internationale signée avec ITGLWF, qui vaut pour toutes les filières de production d'Inditex, est unique dans l'industrie textile et constitue un pas en avant. Avec cette convention, Inditex va plus loin que les contrôles habituellement effectués dans les usines et place les droits syndicaux au centre de ses préoccupations. Toutefois, jusqu'à présent, cette convention-cadre n'a pas entraîné des améliorations substantielles au niveau des conditions de travail dans les usines, chez les fournisseurs d'Inditex. Bien que le groupe soit membre de différentes initiatives, le seul critère rédhibitoire, dans les contrôles effectués dans les usines, est le non-respect d’un salaire minimum vital. Alors que les bénéfices du groupe augmentent chaque année, les ouvriers et ouvrières textiles au Cambodge continuent de toucher un salaire de misère chez les fournisseurs d'Inditex. L'entreprise dit placer les consommateurs et consommatrices au centre de toutes les activités du groupe. Il est grand temps qu'Inditex comprenne qu'elle augmenterait la satisfaction de sa clientèle en se préoccupant enfin des ouvriers et ouvrières qui travaillent chez ses fournisseurs et en leur garantissant un salaire minimum vital.

25 organisations membres

avec le soutien de

réseaux internationaux