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  • Achats publics durables 2018

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Interpellations à NIVELLES

NIVELLES, province du Brabant wallon

Nombre d’habitants (2018)28.368 habitants

Focus sur les vêtements de travail:

  • Budget vêtements de travail et de sécurité : 1.200 €/semaine (=62.400 €/an)
  • La ville de Nivelles loue ses vêtements de travail avec des marchés publics pluriannuels de 4 ans
  • Prochain marché public de vêtements : 2022 (écriture : mi 2021)
Engagements en 2012

Interpellation des candidats : jeudi 20 septembre 2018

La table "Achats durables"animée par achACT autour des marchés publics de vêtements de travail 

Plusieurs candidats d’un même parti ont participé à l’interpellation citoyenne sur les achats durables de vêtements organisée par achACT. Certains sont même restés à la table pour débattre avec leurs « concurrents ». Si la plupart des candidats ont reconnu leur méconnaissance du dossier, tous se sont engagés à agir concrètement à l’occasion du prochain marché public de vêtements de travail. Il a été demandé aux participants de résumer en un mot ou une phrase ce qu’ils ont retenu de leur discussion avec achACT.

Réponses des candidat.e.s :

Colette Delmotte (LB, apparenté MR), présidente du CPAS a une certaine expérience des marchés publics. Le marché des vêtements de travail est petit à Nivelles, dit-elle. La Ville ne fait que de la location mais, reconnaît la candidate, « on ne sait pas où le fournisseur va s’approvisionner ». Colette Demotte estime qu’une manière efficace d’agir serait la pondération dans le cahier des charges. Mettre des points sur les critères sociaux et environnementaux peut ainsi contrebalancer le poids du prix dans un marché public. Pour conclure, les candidats MR ont écrit : « mettre des critères Fair Wear Foundation pour les vêtements »

Cédric Noël (Défi) associe « achats durables » à « achat local ». Il dit avoir fait des recherches pour trouver des fournisseurs de vêtements fabriqués en Belgique mais sans succès. De la même manière, l’essentiel pour lui est de donner la priorité aux produits agricoles locaux et d’avoir un label « made in Nivelles ». Face à la réalité de l’exploitation des travailleuses dans le secteur du vêtement, il faut surtout informer et conscientiser les enfants et la commune peut le faire.  Son mot de la fin : « priorité au marché local et sensibiliser les citoyens »

Pascal Rigot (Ecolo) explique qu’en tant qu’échevin, il a été confronté aux difficultés de mettre des clauses sociales et environnementales dans un marché public, celui de la rénovation énergétique des serres communales. Il cite aussi l’exemple du commerce équitable. Si Nivelles a reçu le label « commune du commerce équitable », le candidat reconnaît qu’« il reste du boulot à faire » notamment en matière de marché public. Pour avoir une politique d’achats responsables, Pascal Rigot estime indispensable de traduire cet engagement dans la déclaration de politique générale de la Ville. Par ailleurs, beaucoup de marchés publics sont rédigés par l’administration et considérés comme des « affaires courantes ». Pour que les objectifs soient atteints, il faut, selon le candidat Ecolo, charger un membre du Collège de superviser ces marchés publics. La volonté politique est le troisième outil. Il faut « avoir le courage politique » d’aller à contre-courant des avis de la direction financière qui privilégie toujours le critère du prix. Le mot d’Ecolo : « équité à l’échelle mondiale, locale ».

Evelyne Vanpée  (CDH-Ensemble) reconnaît que la mise en œuvre d’un marché public responsable est difficile. On se laisse, dit-elle, toujours « rattraper » par le critère du prix mais aussi par le réflexe de faire « comme d’habitude ». Elle rejoint l’avis d’Ecolo sur la désignation de Nivelles « commune du commerce équitable » : « J’espérais que cela allait créer une dynamique » mais cela n’a pas été le cas. Etienne Laurent intervient pour rappeler l’importance de l’éducation permanente pour changer les mentalités : « Il faut beaucoup expliquer, impliquer la hiérarchie ». Le candidat CDH estime que si un marché public responsable devait avoir un impact financier plus important, « Nivelles a de toute façon la capacité financière » d’y faire face.  La conclusion du CDH-Ensemble : « inclure les clauses sociales et environnementales dans le cahier des charges ».

François Noé (PS) constate que la législation donne aux communes davantage de marge de manœuvre pour que le prix ne soit plus le critère obligé des marchés publics. Le plus important est donc la volonté politique de promouvoir des achats durables. Il rappelle aussi que la Région wallonne a mis des outils à la disposition des communes et que des formations sont possibles. Comme, par exemple, apprendre à rédiger correctement un cahier de charges spécifique pour tenir compte des critères sociaux et environnementaux. Pour le candidat PS, il faut s’informer sur les fournisseurs de vêtements, sur les labels et la commune doit faire des choix budgétaires. Même en étant dans l’opposition, ajoute François Noé, il faut pouvoir « indiquer la direction où aller ». Sa conclusion : « l’éthique communale comme l’éthique personnelle ».

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