Vous êtes :  Accueil > Ressources > Les profils d'entreprises

JBC

Profil 2014

Voir le profil 2012
JBC
Comment interpréter le diagramme?
Filières d'approvisionnement 96 fournisseurs de premier rang, 42 sous-traitants JBC ne publie pas de liste complète des noms et adresses des usines de ses fournisseurs.
Pays de production Chine, Hong Kong, Bangladesh, Turquie et Inde
Chiffre d'affaire 2012 € 204 millions
Bénéfices 2012 € 16.6 millions
Nombre d'emloyés au 31/12/2012 216.2 ETP
Nombre de points de vente au 31/12/2012 123 magasins en Belgique, 8 magasins au Luxembourg

Le groupe JBC possède les marques: JBC, Musti, Bumba, Hello Kitty, Maya, Plop, Samson

Position de l'entreprise sur le salaire vital

Dans son code de conduite JBC déclare à propos des salaires : « Le salaire doit être payé régulièrement et ponctuellement et correspondre à une rémunération équitable eu égard à la performance au travail. Le salaire minimum légal doit être considéré comme un minimum, non pas comme un montant recommandé. Les salaires doivent couvrir les besoins fondamentaux des travailleurs et de leurs familles (nourriture, vêtements, logement, santé, éducation). »

Le salaire payé pour une durée hebdomadaire standard de travail doit se fonder sur la réglementation locale et les standards de l'industrie. JBC est d'accord en principe avec la définition du salaire vital et fait également référence à la définition de la Fair Wear Foundation.

 

Notre évaluation globale

JBC approuve la définition d'un salaire vital proposée par la Clean Clothes Campaign. JBC ne s’est cependant pas doté d’un référentiel clair à ce sujet et par conséquent, cette position ne se reflète pas (encore) dans ses pratiques. JBC annonce des plans tels que la coopération avec d'autres entreprises se fournissant dans les mêmes usines et des discussions avec la Fair Wear Foundation. Nous nous réjouissons de ces bonnes intentions et attendons avec intérêt la mise en œuvre de ce programme.

En details

L’entreprise dispose-t-elle d’un référentiel de salaire vital accessible au public? Non

EN DETAILS

RENFORCEMENT DES DROITS DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES

JBC déclare : "Tous les travailleurs doivent être libres de s'affilier aux organisations de leur choix et ont le droit de négocier collectivement. JBC n'accepte pas de mesures disciplinaires de la part de ses fournisseurs ou sous-traitant vis-à-vis des travailleurs qui choisissent pacifiquement et conformément à la loi de s’affilier ou de mettre en place une organisation. "

Un poster informant les travailleurs de leur droit à la liberté d'association et de négociation collective doit être affiché sur les lieux de travail dans la langue locale. Cet affichage est contrôlé par la société d’audit mandatée par JBC pour le contrôle des unités de production. JBC n’exige cependant pas que les travailleurs soient approchés individuellement à ce sujet. JBC a par ailleurs l’intention de tester en Chine une hotline accessible aux travailleurs pour recevoir leurs plaintes et de faire signer par ses fournisseurs un document garantissant la liberté d’association. Dans la mesure où notre enquête se fonde sur les démarches réalisées ou en cours de mise en œuvre, nous ne développerons pas plus loin les informations fournies par JBC et reviendrons avec beaucoup d’intérêt sur ces questions lors de l’actualisation des données.

REFERENTIEL ET PRATIQUES D'APPROVISIONNEMENT

En terme de salaire, JBC se fonde sur le référentiel de la société d’audit Wethica. Nous n’avons pas trouvé d’information à ce sujet sur le site de Wethica.

JBC approuve la définition d'un salaire vital utilisée par la Clean Clothes Campaign, mais cela ne se reflète pas (encore) dans ses pratiques qui n’utilisent pas de référentiel clair et publié en la matière.

JBC annonce à nouveau des plans tels que la coopération avec d'autres entreprises s’approvisionnant auprès de mêmes fournisseurs et des discussions avec la FWF en vue d’une éventuelle adhésion. Encore une fois, achACT se réjouit de ces perspectives mais n’est pas en mesure d’évaluer ces intentions. A suivre, donc !

DIALOGUE ET COLLABORATION

Suite à de nombreux incendies d’usines et à l’effondrement du Rana Plaza (Avril 2013), JBC a signé l'Accord sur la sécurité des bâtiments d’usine au Bangladesh, montrant ainsi sa volonté de collaborer avec d’autres marques et enseignes clientes, les syndicats, le gouvernement et les organisations de défense des droits des travailleurs. JBC annonce également une rencontre avec le syndicat unique chinois ACFTU. JBC affirme, à juste titre que pour une PME du secteur de l’habillement, il est essentiel de collaborer avec d’autres entreprises et avec une initiative multipartite. Nous sommes impatients d’observer les premiers résultats de cette collaboration.

STRATEGIE VERS UN SALAIRE VITAL

JBC envisage dans un proche avenir d’identifier les salaires moyens pratiqués par ses fournisseurs. Cela devrait lui permettre de mesurer l’écart entre les salaires payés et le salaire vital. C’est une condition préliminaire cruciale au développement d’une stratégie crédible en la matière.

 

COMMENTAIRES D'ACHACT

achACT et la Schone Kleren Campagne entretiennent des contacts avec JBC depuis une dizaine d’années. Alors que l’entreprise avait répondu à notre première enquête en 2009, elle n’avait pas souhaité répondre à un second questionnaire en 2011. Aujourd’hui, JBC se profile comme une entreprise prête à s’investir pour le respect des travailleurs de sa filière. La signature de l’Accord sur la sécurité des bâtiments d’usine au Bangladesh est un pas en ce sens. Autre signe positif, JBC a recruté un directeur à plein temps pour la mise en œuvre de sa responsabilité sociale d’entreprise. Sur base des réponses apportées par JBC à notre troisième et présente enquête, nous ne pouvons cependant pas mettre en avant de résultats effectifs en matière de salaire vital. Nous espérons être en mesure de montrer des réalisations concrètes en la matière à l’occasion de l’actualisation des données.

JBC a déclaré à plusieurs reprises qu'il envisageait de se joindre à une initiative multipartite (MSI), telle que la Fair Wear Foundation. Il s’agirait là d’une étape significative dans l’engagement de JBC. Elle démontrerait que des PME peuvent s’investir concrètement et traduire leurs intentions en actions en bénéficiant du soutien et des conseils d’une initiative multipartite. Ceci est d’autant plus utile que, comme le souligne JBC, les commandes passées par des PME ne représentent généralement qu’une petite partie de la capacité de production de leurs fournisseurs, ce qui limite l’impact potentiel d’actions isolées. Les choses sont différentes au sein d’initiatives multipartites : elles facilitent les contacts avec d’autres entreprises clientes, le développement de stratégies communes, ainsi que la concertation avec des syndicats et des organisations locales de défense des droits des travailleurs.

Garantir un salaire vital aux travailleurs et travailleuses des filières d’approvisionnement est un défi de taille qui ne peut être relevé que par une coopération internationale entre enseignes et marques d’habillement (même de petites tailles), les gouvernements, les syndicats et les consommateurs. Seule une initiative multipartite disposant de contacts au niveau local peut soutenir ce type d’approche, notamment en proposant des systèmes de retour d’information tels que des mécanismes de dépôt et de traitement de plaintes ou de vérification intégrant des interviews de travailleurs à leur domicile. En 2013, le holding auquel appartient JBC est devenu actionnaire majoritaire de Mayerline, membre enthousiaste de la Fair Wear Foundation. Espérons que ce rapprochement portera des fruits rapidement en matière de mise en œuvre d’actions concrètes. 

« Retour à la liste des marques

25 organisations membres

avec le soutien de

réseaux internationaux