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Nos demandes

Les réseaux Goodelectronics et Make IT Fair ont développé une série de revendications sociales et environnementales envers l’industrie de l’électronique. Ces demandes couvrent l’ensemble du cycle de vie des produits électroniques, de l’extraction des minerais à la gestion des déchets électroniques, en passant par la production des composants et leur assemblage en produits finis. Au niveau social, ces demandes se basent notamment sur le respect des Conventions Fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT), de Conventions supplémentaires de l’OIT et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Pour améliorer les conditions de travail et faire respecter les droits des travailleurs au niveau de la fabrication, Goodelectronics et Make IT Fair proposent aux entreprises du secteur les principes opérationnels décrits ci-dessous.

Une approche de la filière

La traçabilité des produits

Pour qu’une entreprise rende des comptes, elle doit en premier lieu être en mesure de fournir les informations relatives à l’origine de ses produits. La chaîne d’approvisionnement est de plus en plus complexe. Il est donc important d’assurer la traçabilité et la transparence dans la filière.

Des engagements forts

Les entreprises doivent reconnaître leur responsabilité tout au long de leur chaîne d’approvisionnement. Ce qui peut être fait par l’adoption d’un code de conduite s’appliquant à tous les travailleurs impliqués dans leurs filières, à tout niveau et quel que soit leur statut.

 

Une approche multipartite

La participation des acteurs pertinents

Une politique de responsabilité sociale et environnementale ne peut être crédible et efficace que si elle est élaborée, mise en œuvre et évaluée avec les principaux acteurs qu’elle concerne, à savoir les travailleurs. Pourtant, aucune initiative multipartite, c’est-à-dire qui est gérée et pilotée conjointement pas des représentants des entreprises, des travailleurs et des ONG pertinentes, n’existe dans le secteur de l’électronique. L’EICC comme le GeSI sont des initiatives d’entreprises. Le dialogue du GeSI avec des organisations environnementales internationales ne signifie pas pour autant qu’il soit multipartite.

Les entreprises devraient s’assurer que chaque composante de leurs filières d’approvisionnement dispose de la capacité de mettre en œuvre les procédures et les améliorations exigées. Si besoin, elles doivent soutenir leurs sous-traitants, notamment en prenant en charge le coût des audits ou en fournissant un soutien financier.

Des pratiques d’approvisionnement qui respectent les engagements

La mise en œuvre des engagements pris est de la responsabilité de l’entreprise. Elle doit mettre en place un système efficace et crédible (interne et externe) pour améliorer, mettre en œuvre et vérifier l’application du code de conduite. Le respect des engagements pris par une entreprise dans son code de conduite vis-à-vis de ses chaînes d’approvisionnement n’est possible que si ces engagements font partie intégrante de la politique de l’entreprise et sont donc pris en considération dans les choix commerciaux et dans les pratiques d’approvisionnement. Les pratiques d’achat des entreprises doivent permettre le paiement d’un salaire vital pour des heures de travail décentes et doit permettre le respect de tous les droits des travailleurs.

Garantir la liberté d’association et de négociation collective

Les travailleurs doivent bénéficier, afin de devenir des acteurs de ce processus, de la liberté de s’associer et de négocier collectivement. Ils doivent aussi avoir accès à des formations indépendantes sur leurs droits.

 

Transparence

Les entreprises devraient chaque année faire rapport sur leur responsabilité dans leurs filières et publier les conclusions et les actions prises. Ces rapports devraient montrer comment les conditions de travail se sont améliorées.

Les entreprises doivent rendre des comptes sur leur responsabilité sociale et environnementale. Les informations transmises doivent être pertinentes, complètes, compréhensibles et garanties. La première étape consiste à rendre public la liste des fournisseurs, les études d’impact de leurs pratiques et les plans d’action à mettre en œuvre pour améliorer la situation chez leurs fournisseurs.

 

Procédure de plainte

L’application d’une politique de responsabilité doit permettre la possibilité pour les parties prenantes, spécialement les travailleurs, de déposer une plainte en cas de non-respect des engagements pris par l’entreprise.

Les entreprises devraient, en collaboration avec d’autres entreprises et les parties prenantes, mettre en place un mécanisme de plaintes indépendant tout au long de leurs filières d’approvisionnement. Ce système de plainte devrait être ouvert aux communautés locales, aux individus, aux ONG, aux syndicats et aux travailleurs.

25 organisations membres

avec le soutien de

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