Vous êtes :  Accueil > Campagnes > Make IT Fair > Le vrai coût de l'électronique portable > Travail précaire

Travail précaire

En Chine

Les quatre usines de fabrication de consoles emploient des étudiants de 16 à 18 ans pour des durées allant de quelques mois jusqu’à un an. Elles leur demandent, comme aux travailleurs ordinaires, de prester du travail de nuit et des heures supplémentaires. Puisque ces étudiants n’ont pas accès à la sécurité sociale (excepté l’assurance accidents professionnels), ils coûtent moins chers à leur employeur. Une autre tendance consiste à faire appel à des travailleurs temporaires via des agences d’intérim. Les étudiants et travailleurs intérimaires représentent respectivement plus de 50 % et plus de 20 % de la main-d’œuvre des deux usines qui fournissent Microsoft. Certains des travailleurs interviewés ont signalé que les agences d’intérim opéraient des déductions sur salaire. Cette main-d’œuvre temporaire ne connaît généralement pas ses droits.

Dans les huit usines chinoises, les travailleuses dorment dans le dortoir de leur usine. Les prix varient de 10 à 80 yuans (de 1 à 7,5 €) par mois selon l’usine. Les travailleuses sont généralement logées dans des chambres de huit à douze lits disposant d’un sanitaire commun. Les travailleuses se plaignent des conditions de vie dans ces dortoirs. Les repas de la cantine sont également payants et varient de 2 et 5 yuans le repas. Tous ces frais sont automatiquement déduits de leur salaire.

En Inde

Aucun problème particulier n’a été constaté. Les usines concernées par la recherche n’ont pas externalisé la main d’œuvre. Elles ne font pas appel à une agence de recrutement ou à une agence intérim. Dans certaines usines, les travailleurs sont engagés à durée déterminée de 18 mois avec la possibilité de devenir permanent. Dans la plupart des cas, le travailleur poursuit son travail au-delà des 18 mois dans les mêmes termes. Tous les travailleurs disposent d’un contrat écrit, mais parfois très flou.

Aux Philippines

Une des usines étudiées recrute majoritairement des travailleurs via des agences ou sous le statut d’apprentis. Comme la loi l’autorise, ces derniers ne gagnent que 75 % du salaire minimum.

25 organisations membres

avec le soutien de

réseaux internationaux