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Répression au Bangladesh - Les marques doivent agir !

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Jouet

Partout dans le monde, le jouet lie au merveilleux, ouvre l’imaginaire, appelle à explorer, rassemble, initie. Il occupe une place de choix dans la société, la culture et l’éducation. Les enfants – et les adultes- aiment jouer et n’hésitent pas à dépenser sans compter pour satisfaire leurs envies. Grâce à cet engouement, le commerce des jouets est prospère.

250€ de jouets neufs par enfant et par an

En 2010, le chiffre d’affaires total du secteur des jouets traditionnels (sans les jeux électroniques) au niveau mondial s’élevait à 83 milliards de dollars. En Belgique, les ventes de jouets ont atteint 438 millions €, soit pas moins de 250€ en moyenne, par enfant et par an .

Les principaux groupes de produits sont les jouets pour enfants en bas âge, suivis des puzzles, des poupées, des jeux d’extérieur, des véhicules, des jeux de constructions et ensuite des peluches.

Les ventes de jouet sont concentrées principalement autour de Noël, certains fabricants réalisant jusqu’à 60% de leur chiffre d’affaires annuel durant la période de l’Avent.

 

Les principaux acteurs du jeu

Les principaux acteurs de l’industrie du jouet sont les entreprises spécialisées dans la production et la commercialisation, comme Mattel, Hasbro, Toy’R’Us, Playmobil, Lego ou Ravensburger. Les géants du divertissement comme Disney et Warner jouent également un rôle important, livrant grâce à leurs films des modèles de personnages tels que Mickey Mouse, Flash Mc Queen, Bob l’éponge, les Transformers ou Shrek, pour n’en citer que quelques-uns.
En savoir plus sur les jouets sous licences

Chine, pays du jouet

Sur cinq jouets vendus en Europe, quatre portent la mention « Made in China ». L’industrie du jouet compte entre 5000 et 8000 usines installées en Chine, pour la plupart dans la province de Guangdong. En période de pointe, 1.5 million de personnes y travaillent. Cette concentration de l’industrie du jouet en Chine tient à deux facteurs spécifiques : la proximité de l’industrie plastique et la disponibilité d’une main-d’œuvre bon marché et jusqu’ici peu consciente de ses droits, composée principalement de jeunes femmes migrant des provinces intérieures, dormant dans des dortoirs au sein même de l’usine qui les emploie.

… au détriment des droits des travailleurs

Pour fabriquer des Barbies, peluches ou encore le tout nouveau modèle de Lego, les travailleurs et travailleuses chinois(e)s triment jusqu’à 16 heures par jour dans les usines.

La plupart sont des femmes âgées de 15 à 30 ans, qui viennent des régions pauvres et rurales de l’intérieur des terres. La réalité des usines chinoises est difficile à supporter :

  • Longues heures de travail (jusqu’à 400 heures par mois)
  • Semaines de sept jours, surtout pendant les périodes de Noël
  • Salaires inférieurs an minimum légal, dont le niveau ne permet pas lui-même d’assurer un revenu de subsistance
  • Salaires retenus pendant une période allant jusqu’à 45 jours (ainsi les ouvriers ne peuvent pas démissionner facilement
  • Mesures de sécurité et de santé inadéquates
  • Absence de contrat de travail
  • Absence d’avantages sociaux tels que congés de maternité, assurance santé ou retraite
  • Amendes illégales et disproportionnées (pour des « infractions » telles que retard, ne pas être en possession de sa carte d’identification, ou pour avoir parlé,…) et feuilles de paye peu claires.
  • Absence de protection contre les licenciements (abusifs)
  • Conditions d’hébergement insalubres et malnutrition

De telles situations sont dénoncées dans le secteur de l’industrie du jouet depuis de nombreuses années. Ils concernent tant les filières d’approvisionnement des marques que celles des distributeurs ou des détenteurs de licence.

Exemples de cas : Disney et Mattel

 

La responsabilité des multinationales donneuses d’ordre

La répartition inégale des bénéfices est typique d’une chaîne d’approvisionnement globale. Alors que les marques se taillent la part du lion, les fournisseurs en Chine ne perçoivent qu’un pourcentage infime des bénéfices, une situation lourde de conséquences sur les conditions de travail.

Les patrons et directeurs d’usine sont soumis localement à une forte pression de la part des géants du jouet, les donneurs d’ordre. Ces pressions tendent à maximiser les profits, au prix parfois de graves violations du droit du travail chinois notamment sur le salaire minimum, les horaires de travail, la sécurité sociale, la santé et les réglementations environnementales.

La concentration des fêtes est une autre cause de la pression toujours plus grande à laquelle sont soumis les fabricants de l’industrie du jouet. Afin de pouvoir sortir le dernier jouet à la mode juste avant les fêtes, les entreprises retardent de plus en plus leurs commandes, mettent une pression énorme sur leurs fournisseurs pour être livrées en quantité suffisante, à des prix ridiculement bas et dans des délais presque impossibles à tenir.

Tant que les multinationales passeront commande à des prix indécemment bas et avec des délais de livraison irréalistes, leur engagement à respecter leur code de conduite ne pourra être perçu que comme purement rhétorique. En un mot, les multinationales doivent revoir leurs pratiques d’achat, sans quoi les conditions de travail des ouvriers chinois, et des ouvriers d’autres pays, ne pourront jamais s’améliorer.

Agir

Ressources

Plus d’informations :
Les licences, le poids de la marque
ICTI-Care, une certification internationale qui a du plomb dans l’aile
Exemples de cas : Disney
Exemples de cas : Mattel

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