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ICTI-Care, une cerfication internationale qui a du plomb dans l'aile

Il est inquiétant de constater que les usines incriminées par les rapports d’enquêtes sont toutes des usines certifiées par le Conseil International de l’Industrie du Jouet (ICTI) dans le cadre de son « programme CARE » pour une « fabrication éthique des jouets » dont l’objectif annoncé est d’assurer des pratiques d’emploi honnêtes dans l’industrie du jouet.

Ce programme a été mis en place, en 2005. Son but : « permettre à l’industrie du jouet dans le monde, de garantir aux consommateurs que ses produits sont fabriqués dans des conditions sûres et humaines, en fournissant éducation et formations pour les employés du jouet et en mettant en application un programme de contrôle des usines de jouets approfondi et cohérent ».

Pour ce faire, le processus s’articule autour de deux volets : la certification d’usines – moyennant la réalisation d’un audit prouvant la conformité aux exigences du code – et l’engagement des marques et distributeurs de jouets.

De la théorie à la pratique, le fossé est grand.

Depuis des années, achACT dénonce les limites de ce processus de certification essentiellement basés sur la multiplication d’audits sociaux et issus de démarches d’entreprises sans réelles implications des autres parties intéressées (syndicats, ONG).

Outre l’absence totale de représentation des travailleurs, le principal écueil du programme est le manque de transparence. La fédération internationale du jouet ne publie en effet ni les rapports d’audits, ni la liste des fournisseurs pour chaque marque et distributeur.

Autre critique à l’encontre du programme, les pratiques d’approvisionnement des marques et distributeurs ne sont pas remises en questions. Or, comment les usines peuvent-elles satisfaire aux conditions du programme CARE quand leurs entreprises clientes leur imposent des délais et des prix irréalistes pour leurs commandes ? En n’imposant d’obligations qu’aux usines fournisseurs, le processus ne s’attaque pas à l’une des causes principales de la violation des droits des travailleurs.

 

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