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L’industrie du vêtement et de la chaussure de sport

L’expansion du commerce international d’articles de sport, menée par les marques comme Nike, Adidas, Reebok, Puma, Fila, Asics, Mizuno, Lotto, Kappa et Umbro, a entraîné l’embauche de millions de personnes, principalement des femmes. De la Chine à l’Indonésie, de la Turquie à la Bulgarie, elles coupent, cousent, assemblent et emballent des vêtements ou des chaussures qui seront vendus au travers de chaînes mondiales de distribution.

La plupart du temps, ces femmes doivent prester des heures de travail excessives pour des salaires qui ne leur permettent pas d'assurer durablement leur survie, dans des conditions de sécurité et d'hygiène peu reluisantes et sur base de contrats précaires, souvent sans la moindre sécurité d’emploi. Le droit de constituer des syndicats et d’y adhérer et le droit de mener des négociations collectives sont systématiquement bafoués.

Pas de médailles d’or pour les droits des travailleurs !

Si l’exploitation des travailleurs était une discipline olympique, les géants du commerce d’articles de sport ne manqueraient pas d’être représentés sur le podium. Alors que l’industrie se targue de son adhésion à certaines valeurs éthiques, consignées dans des codes de conduite, la dynamique de concurrence que génèrent leurs pratiques commerciales a, en réalité, pour effet d’aboutir à des conditions de travail qui relèvent de l’exploitation. Des millions de travailleurs sont ainsi exclus de tout partage équitable de la richesse dont ils sont la source.

Une course vers le fond

L’industrie des articles de sport est exemplative d'un modèle de mondialisation qui génère l’insécurité et la vulnérabilité pour la majorité et la prospérité pour une minorité.

La concurrence à outrance, très présente dans le secteur, et la rapidité avec laquelle cette industrie légère se délocalise, ont pour effet que les entreprises mondiales sont en mesure d’exiger de leurs fournisseurs qu’ils cassent les prix, qu’ils écourtent les délais de livraison et qu’ils s’adaptent aussi rapidement que possible au rythme fluctuant des commandes.

Inévitablement, les pressions qui en résultent se répercutent de haut en bas dans la chaîne d’approvisionnement, jusqu’aux travailleurs, les maillons les plus faibles de la chaîne dont les droits fondamentaux sont bafoués.

Syndiqué, t’es saqué !

La répression des droits légitimes des travailleurs de créer et d’adhérer à des syndicats et de mener des négociations collectives empêche nombre de ceux-ci de se défendre contre l’exploitation et les abus. Dans beaucoup de pays de production, les obstacles à l'exercice de ces droits sont considérables, qu’ils soient d’ordre administratif ou juridique, qu’il s’agisse de l’absence d’un employeur légitime ou identifiable en tant que tel, ou qu'ils tiennent de la répression, parfois armée, ou du harcèlement individuel.

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