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Cambodge - Marks & Spencer doit indemniser les travailleuses de Chung Fai

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Les actions de la campagne J.O.

Démarrée en 1998 par le dépôt de 12.000 chaussures de sport devant le siège d’Adidas à Bruxelles (retournées pour défaut de fabrication car elles ne contenaient pas les droits des travailleurs), la campagne Play Fair vit au gré des grands évènements sportifs.

Mais avant cela, voici un petit coup d’œil dans le rétro de la campagne, de ses actions et de ses résultats.

 

2012 - J.O. - Le respect des travailleurs : Un challenge pour le mouvement olympiques et les sponsors.

Au JO, les athlètes olympiques belges porteront fièrement nos couleurs grâce notamment à la tenue officielle fournie par JBC. La collection olympique est également disponible en magasin. achACT et la Schone Kleren Campagne se demande où et dans quelles conditions ces tenues ont-elles été fabriquées ?

En 2008, le COIB s’engageait à intégrer une clause sociale dans ses contrats d’équipement. JBC déclare aujourd’hui « soutenir l’esprit olympique ». Pourtant, l’enseigne limbourgeoise peine à fournir des garanties sur le respect des droits des travailleurs chez ses fournisseurs. Quid alors de l’application de la clause sociale pour les équipementiers du COIB ?

Tant le COIB que JBC devrait s’inspirer de la volonté des grandes marques de sport et du comité organisateur des JO de Londres qui montrent une réelle volonté d’avancées concrètes sur le terrain du respect des droits des travailleurs.

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2012 - Euro 2012 et J.O. de Londres : Adidas dans l'oeil du cyclone

La marque allemande refuse d'indemniser des travailleurs indonésiens.

L’industrie du sport a montré ces derniers mois et en particulier en Indonésie, une réelle volonté d’enfin créer un cadre sectoriel de respect des droits des travailleurs. La signature d’un protocole historique entre marques internationales, industriels et syndicats indonésiens pour garantir l’exercice de la liberté syndicale, tout comme le paiement soutenu par Nike d’1 million de dollars d’arriérés d’heures supplémentaires aux travailleurs d’un de ses fournisseurs constituent des progrès importants auxquels ont contribué les mobilisations citoyennes. Mais les travailleurs de l’industrie du sport ne sont pas au bout de leurs efforts. Le dernier rapport Fair Games publié par l’alliance Play Fair montre que de graves violations des droits des travailleurs se perpétuent de manière systémique, notamment en Chine, au Sri Lanka et aux Philippines, et notamment chez des fournisseurs d’Adidas.

Et d’Adidas il en est encore question dans un cas concret qui concerne les travailleurs d’un de ses fournisseurs indonésiens. Alors que la marque allemande dépense sans compter pour les JO de Londres et l'Euro 2012 de foot, elle refuse de contribuer aux indemnités dues aux 2800 travailleurs de son fournisseur PT Kizone, suite à la fermeture de l’usine, début 2011.

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2010 - JO de Vancouver : Les marques de sport recalées !

En 2008, les marques de sport s’engageaient à améliorer les conditions de travail dans quatre domaines particuliers. Il s’agissait de la répression des syndicats, de la précarité des emplois, de la fermeture d’usines et des salaires en dessous d’un revenu minimum vital.

Deux ans plus tard, à la veille des J.O. de Vancouver, la Campagne a fait le point sur les engagements des principales marques de sport pour le respect des droits des travailleurs dans leurs filières de production.

 


2010 – Coupe de monde de Foot : Le travail des enfants et les mauvaises conditions de travail restent la norme dans la fabrication des ballons de football !

Treize ans après l’engagement solennel de l’industrie et des marques à mettre un terme au travail des enfants dans la couture des ballons de football, un nouveau rapport fait le point sur les conditions de travail dans ce secteur. Le travail des enfants existe encore dans l’industrie pakistanaise. En outre, les femmes, qui travaillent à domicile, sont discriminées. Elles sont les plus mal payées et constamment menacées de perdre leur emploi en cas de grossesse.

Le rapport met en évidence la précarité et la pénibilité du travail dans cette industrie. Il pointe la responsabilité des marques et de la Fifa qui n’ont pas réussi à mettre fin à ces conditions de travail scandaleuses.

La Campagne Vêtements Propres et quelques 500 supporters belges ont rappelé à la FIFA qu’elle est responsable de son sport et qu’ils espèrent que l’industrie du ballon de foot tienne enfin ses promesses. Un an plus tard, la Fifa n’a toujours pas réagi !


2008 - J.O. de Pékin : Play Fair !

À l’occasion de J.O. de Pékin, la Campagne a mené une centaine d’actions publiques au cours desquelles elle a récolté 25.114 signatures. Ces signataires témoignent ainsi de leur vif souhait de voir le COIB s'inscrire dans une démarche sérieuse et soutenue pour contribuer au respect des droits des travailleurs dans les filières d'approvisionnement de ses fournisseurs, équipementiers et sponsors. Ils attendent du COIB qu’il concrétise sérieusement son engagement publié en janvier 2008 d’inclure une clause sociale dès la conclusion de ses prochains contrats de fournitures vestimentaires et d’équipements sportifs.

De leur coté, les marques de sport ont pris part en juin 2008 à la table ronde organisée par Play Fair à Hong Kong. Elles y ont entamé un travail avec les organisations syndicales afin de garantir le respect des droits syndicaux dans leurs filières d’approvisionnement.


2004 - J.O. d’Athènes : À vos marques, prêts, signez !

En Belgique, la campagne s’attache à interpeller Adidas (principal sponsors de l’équipe olympique nationale) et Fila. Le comité olympique et interfédéral belge est aussi en point de mire. La Campagne Vêtements Propres s’investit particulièrement dans l’organisation du Forum international de Bruxelles, en avril 2004. Cette rencontre est l’occasion d’un état des lieux après 10 ans de mobilisation internationale. Adidas, la Fédération mondiale de l’industrie du sport et le COIB répondent présents. Fila ne répond rien ! Les témoignages d’acteurs de terrain enrichissent les débats. Lire le compte-rendu du forum .

Des centaines d’actions sont organisées, partout en Belgique. Plus de 90.000 signatures sont collectées.

Alors que Fila n’exprime qu’une très faible prise en considération des demandes de la campagne, Adidas fait preuve d’une attitude globalement constructive. Dans le cas précis d’un conflit social chez un de ces principaux fournisseurs indonésiens, Panarub, Adidas accepte pour la première fois de payer plus par paire de chaussures produites pour rendre possible des améliorations sociales. Lire le communiqué de presse.

Des avancées, certes plus timides, sont enregistrées en matière d’approche sectorielle et d’étude de l’impact des pratiques d’achats sur les conditions de travail. Mais un plan de travail est dressé. Il devrait nous conduire au moins jusqu’aux Jeux Olympiques d’Athènes en 2008. Lire les résultats finaux de la campagne.


 2002 – Coupe du Monde de Foot

Au côté de témoignages directs de travailleuses, ce sont cette fois les conditions de travail dans l’industrie des ballons de football qui retiennent plus particulièrement l’attention de la Campagne Vêtements Propres. Les rapports sur la situation en Chine, en Inde et au Pakistan sont révélateurs de la persistance de mauvaises conditions de travail et, dans certains cas, de l’exploitation d’enfants par le travail.

La Campagne vise en particulier un public d’amateurs de football. Elle distribue à cette occasion un petit dépliant format poche avec de l’info sur les conditions de travail et le calendrier des matchs. Histoire de joindre l’utile à... l’utile.

Avec la Marche mondiale contre le travail des enfants, la Campagne Vêtements Propres interpelle publiquement la Fédération internationale de football (FIFA). Mais la FIFA fait le gros dos. Elle fait fi de ses engagements pris dès 1996 et enfouit dans le fond d’un tiroir les exigences contractuelles rédigées alors à l’attention de ses fournisseurs et détenteurs de licence en matière de respect des droits fondamentaux des travailleurs. C’est partie remise.


2000 - Euro 2000 : Droits de l’Homme, droit au but !

L’Euro 2000, la coupe d’Europe de football, c’est l’événement sportif de l’année 2000. Et c’est en Belgique et aux Pays Bas ! D’ores et déjà nous préparons l’accueil du troisième plus grand spectacle au monde après le Mondial et les Jeux Olympiques.

Une campagne tout en cadence. Nous voulons emporter l’adhésion des supporters et de clubs de foot. Dès septembre 1999, les sympathisants accueillent le public des matchs de coupe de Belgique aux portes des stades, chauffés au son des tambours. Le 12 décembre 1999 : action d’éclat lors du tirage au sort à Bruxelles. Sous une pluie battante, dans la bonne humeur et se réchauffant en jouant au foot sur le pavé, une centaine de personnes des campagnes belges et néerlandaises ainsi qu'une délégation de travailleurs asiatiques de la confection squattent la plaine du Heysel, attirent les caméras et distribuent largement l'information sur la campagne aux personnalités et journalistes présents.

Ces actions portent leurs fruits : Les dirigeants et joueurs de l'Excelsior de Mouscron s’associent à la campagne. Ils sont rejoints par les Zèbres de Charleroi, emmenés par Dante Brognio et par de très nombreuses personnalités.

Tous lancent un appel à l’UEFA et aux organisateurs de l’Euro 2000, leur demandant d’appliquer et de faire contrôler le code de conduite de la FIFA, qui fait référence aux droits fondamentaux des travailleurs tels que définis dans les principales conventions de l’Organisation Internationale du Travail.

Alain Courtois, directeur de l’Euro 2000 nous adresse sa réponse dès décembre 1999 : « l’UEFA et ISL [l’agence de marketing de l’Euro 2000] ont exigé que les codes de bonne conduite et en outre le « Code of labour practices for production of goods licenced by the FIFA » soient inclus explicitement dans les contrats de sponsors signés avec ISL, ce qui est un progrès considérable en comparaison avec la Coupe du Monde 98 ». Pour la campagne, il s'agit d'une première étape positive. Cela signifie entre autres qu’Adidas en tant que fournisseur officiel de l’Euro 2000 est soumis au code de la FIFA, bien plus exigeant que son propre code volontaire à l’époque.

Reste à nous consacrer à l’information du public et des acteurs sur la responsabilité des marques sur les conditions de travail dans les usines qui fabriquent les équipements de sport. Adidas est un des principaux fournisseurs de l’EURO 2000, Nike et Adidas sponsorisent plusieurs équipes. La Campagne Vêtements Propres constate des violations de droits élémentaires des travailleurs dans leurs filières d’approvisionnement : conditions de travail déplorables, salaires trop bas, test de grossesse à l’embauche, interdiction de se réunir en syndicat… La fabrication des ballons de foot est également pointée du doigt.


Mai Lin, travailleuse pour l’Euro2000, 14 heures par jour, 7 jours sur sept...

Benoît Mariage offre à la Campagne Vêtements Propres une occasion superbe de toucher un large public. Il réalise un clip de 30 secondes.

La RTBF refuse de le diffuser en espace publicitaire. Elle passera néanmoins dans les émissions consacrées à l’Euro 2000 et même dans les best of...


1998 - Coupe du Monde : Défaut de fabrication !

« Nos chaussures de sport ont un défaut de fabrication. Nike, Reebok, Adidas,... piétinent les droits de l’Homme dans le travail. » L’action « Défaut de fabrication » fait rage dans les J’M du monde durant toute l’année scolaire 97-98. Près de 50 000 étudiants de 12 à 25 ans visitent l’un des deux modules d’exposition. Ils envoyent quelque 40 000 cartes de campagne à Nike, Reebok et Adidas, leur demandant de respecter les droits de l’Homme dans le travail et d’accepter un contrôle indépendant. Ils collectent 12.000 vieilles chaussures de sport renvoyées à Adidas en plein milieu de la Coupe du Monde de football, le 24 juin 1998 lors d’une action largement relayée par les médias.

Et c’est bingo : en juillet 1998, Adidas publie un premier code de conduite certes rudimentaire mais qui l’amènera à d’autres démarches. Cette année-là, Nike améliore son propre code de conduite.

Adidas accueille de mauvais gré 12.000 vieilles chaussures de sport déversées sur le parking de sa représentation bruxelloise. Retournées au vendeur pour défaut de fabrication : la violation des droits des travailleurs. C’était en 1998.

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