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Les grands distributeurs répondent au rapport « CASH ! »

Publié le 17 avril 2009

Préalablement à la publication du rapport CASH !, la Clean Clothes Campaign a donné aux entreprises concernées la possibilité de transmettre leurs corrections factuelles. Pour pouvoir être pris en compte, leurs commentaires devaient parvenir au Secrétariat international de la campagne avant le 16 décembre 2008. Aucune des entreprise n’a réagit à cette date.
En Belgique, la version francophone du rapport a été transmise par la Campagne Vêtements Propres aux sièges belges des entreprises ciblées, à savoir à Aldi, Carrefour, Cora, Lidl et Trafic, le 9 février 2009.

Le rapport et le communiqué de presse de la campagne internationale a en outre été relayé par le Business and Human Rights Resource Centre qui a invité les entreprises à y réagir et a également invité la Campagne internationale à y alimenter les débats.
Un mois après publication, voici les réponses et réactions des entreprises.


ALDI

Aldi n’a pas saisi l’opportunité d’éventuellement corriger le rapport préalablement à sa publication.
Suite à sa publication, Aldi a répondu à la Campagne internationale, se référant principalement à son implication comme membre du BSCI*. Aucune rencontre n’a été fixée jusqu’ici.

Le 17 Mars 2009, Aldi a répondu dans le même sens et de manière succincte au Business and Human Rights Resource Centre mentionnant en outre son intention d’enquêter sur les faits rapportés dans le rapport et, dans l’éventualité où ils sont vérifiés, de collaborer avec les fournisseurs concernés pour y remédier en exigeant de leur part une réaction rapide.
En Belgique, Aldi (centres de distribution de Vaux sur Sûre et de Gembloux) n’a pas répondu à la Campagne Vêtements Propres.

 

CARREFOUR

Carrefour a réagi au rapport le 9 janvier 2009, trop tard pour que ses commentaires puissent être pris en compte dans la version du rapport publiée le 11 février. Les commentaires de Carrefour ne consistent cependant pas en des corrections d’erreurs factuelles mais en compléments d’informations. Carrefour fait notamment part de son partenariat avec la FIDH, des actions menées dans ce cadre et du projet mené conjointement avec cette dernière au Bangladesh en termes de formation des travailleurs et du personnel d’encadrement de ses fournisseurs (voir à ce propos l’étude de cas jointe à la réponse de Carrefour au Business and Human Rights Resource).

Les mêmes informations se retrouvent dans sa réponse au Business and Human Rights Resource Centre, Carrefour y met l’accent sur le fait qu’il consacre beaucoup d’efforts pour améliorer les conditions de travail dans ses filières, qu’il développe un partenariat avec la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), qu’il travaille avec des ONG locales, qu’il fournit des formations, qu’il a initié le GSCP** et qu’il est ouvert au dialogue.

En Belgique, Carrefour n’a pas directement réagi à l’envoi du rapport mais a cependant répondu à la carte blanche publiée par la Campagne Vêtements Propres, Oxfam Magasins du monde et le Réseau Eco-consommation suite à sa campagne de publicité (Economique, chic ou éthique …) et mentionnant le rapport CASH. Sa carte blanche de réponse s’intitule « Carrefour fait beaucoup d’efforts pour améliorer les conditions de travail dans le monde ».

 

CORA

Cora n’a pas répondu à notre demande d’entrevue accompagnant l’envoi du rapport « CASH ! » le 9 février 2009.

 

LIDL

Lidl n’a pas saisi l’opportunité d’éventuellement corriger le rapport préalablement à sa publication.

En Belgique, Lidl a accusé réception du rapport le 17 Février et nous a annoncé, deux jours plus tard qu’une invitation nous serait faite de la part du siège central, en Allemagne.

Une rencontre a effectivement eu lieu à Berlin le 5 Mars entre Lidl et des organisations allemandes membres de la Campagne Vêtements Propres allemande, le syndicat allemand Verdi et des organisations membres de la Supermarket Initiative (dont Oxfam Allemagne). Cette rencontre a consisté en un échange de vues et d’information y compris sur les conditions de travail dans les magasins Lidl.

Le 13 Mars 2009, Lidl a répondu au Business and Human Rights Resource Centre mentionnant sa participation au BSCI, l’audit de ses fournisseurs via le système du BSCI, sa collaboration avec l’agence allemande de coopération GTZ dans le cadre de projets pilotes en Chine et au Bangladesh et la distribution de produits du commerce équitable dans ses magasins.

 

TRAFIC

Suite à l’envoi du rapport CASH en février 2009, Trafic a rapidement réagi en proposant une rencontre. Cette rencontre a eu lieu le 18 Mars. Ont pris part à cette rencontre le directeur achat et marketing de Trafic, Monsieur Erik De Batselier, un délégué syndical CNE, Daniel Wauthier, et la coordinatrice de la Campagne Vêtements Propres.

Cette rencontre a consisté en un échange de vues. Trafic y a fait part de son grand mécontentement vis-à-vis des tracts MicMac comportant selon Trafic des informations mensongères. Trafic s’étonne d’être ciblé. Il rappelle ses récents investissements en terme de responsabilité sociale et notamment son affiliation au BSCI, son programme d’audit, de réaudit et de remédiation, l’engagement d’une personne travaillant mi-temps pour mettre en œuvre cette politique.

 

TESCO

Tesco n’a pas saisi l’opportunité d’éventuellement corriger le rapport préalablement à sa publication.

Tesco n’a pas répondu directement à la Campagne internationale mais a transmis une réponse courte au Business and Human Rights Resource Centre dans laquelle il déclare prendre très sérieusement en compte les questions liées aux conditions de travail et participer à Ethical Trading Initiative***. Dans sa réponse, Tesco met en doute la véracité de certains faits relatés dans le rapport (sans toutefois les préciser). Il indique son implication dans la commercialisation du coton issu d’une production et d’un commerce équitable.

 

WAL-MART

Wal-Mart n’a pas saisi l’opportunité d’éventuellement corriger le rapport préalablement à sa publication.

Wal-Mart n’a pas répondu directement à la Campagne Internationale mais a transmis une réponse au Business and Human Rights Resource Centre faisant référence à son code de conduite, aux démarches d’identification de ses filières d’approvisionnement en Chine et à sa participation au GSCP.

 

AUTRES RÉACTIONS SUITE À LA PUBLICATION DU RAPPORT

Le BSCI a contacté la Clean Clothes Campaign en proposant une rencontre pour discuter du rapport. La CCC a répondu qu’elle donnait priorité aux rencontres avec les entreprises au niveau national mais qu’elle ne voyait aucun inconvénient à ce que le BSCI participe aux réunions sur demande de ses membres.

 

*Business Social Compliance Initiative (BSCI)

Le BSCI a été créé en 2004 à l’initiative d’une organisation de lobby d’entreprises de distribution auprès des institutions européennes, la Foreign Trade Association, établie à Bruxelles. Comme son nom l’indique, le BSCI est une initiative d’entreprises. Son code de conduite se base sur les conventions de l’OIT. BSCI promeut aussi l’uniformisation des critères en matière de systèmes de management et de procédures de contrôle interne et d’inspection d’usines laissées par ailleurs au bon soin de ses membres. Au sein du BSCI, ces derniers peuvent partager les résultats de leurs audits d’usines.

Le programme du BSCI peut apparaître comme une étape dans la rationalisation des systèmes de mise en œuvre par les entreprises de leur responsabilité sociale. Cependant le BSCI base essentiellement son travail sur la réalisation d’audits sociaux par des sociétés commerciales qui s’avèrent peu efficaces en matière d’amélioration des conditions de travail. Contrairement à ce que le BSCI prétend, il ne s’agit pas d’un organisme de vérification multipartite. L’initiative souffre au contraire d’un manque d’ouverture et de transparence vis-à-vis des autres parties prenantes (syndicats et ONG): le BSCI ne publie pas de rapport annuel, pas plus de liste des usines contrôlées.

Aldi, Lidl et Trafic sont membres du BSCI.

 

**Global Social Compliance Programme (GSCP)

Créé à l’initiative notamment de Carrefour, Wal Mart et Tesco, le GSCP est hébergé par le CIES (une association sectorielle représentant des grands distributeurs alimentaires). Selon ses promoteurs, il s’agit d’ « un programme dirigé par le monde des entreprises destiné aux entreprises désireuses d’harmoniser leurs efforts actuels pour fournir une approche partagée, cohérente et globale pour l’amélioration continue des conditions de travail dans les filières d’approvisionnement mondialisées. » Contrairement à ce que Carrefour affirme dans sa réponse sur le site de Business and Human Rights Resource Center, le GSCP n’est pas une initiative multipartite car les syndicats et les ONG y sont réduits à une capacité consultative, pas décisionnelle.

Wal-Mart, Tesco et Carrefour sont membres du GSCP

 

***Ethical Trading Initiative (ETI)

Ethical Trading Initiative (ETI) est née en 1998. Il s’agit d’une alliance entre entreprises, ONG et syndicats ayant comme objectif d’améliorer les conditions de travail et l'application des codes de conduite dans les filières de sous-traitance des entreprises dans différents secteurs d’activité. ETI promeut la collaboration de ses membres sur base de projets expérimentaux et la mise en évidence et le partage de bonnes pratiques. Les entreprises qui y adhèrent doivent accepter le code de conduite d’ETI et remettre un rapport annuel de mise en œuvre. Si une entreprise participante ne satisfait pas aux exigences, elle doit mettre en œuvre un plan d'amélioration négocié, endéans un délai spécifié. Si l’entreprise n’y satisfait pas, elle est priée de quitter ETI.

Tesco est membre d’ETI.

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