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Répression au Bangladesh - Les marques doivent agir !

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Tazreen et Rana Plaza : les engagements des marques sur les indemnisations

Tazreen

Le montant total nécessaire à l’indemnisation des victimes de l’incendie de l’usine Tazreen s’élève à 4,5 millions d’euros. Les enseignes clientes doivent prendre en charge 45% de ce montant total. Les 55% restant sont répartis entre le gourvernement du Bangladesh, de la fédération bangladeshies des employeurs de l’habillement (BGMEA) et du propriétaire de l’usine. De plus, les traitements médicaux à venir des travailleurs blessés doivent également être pris en compte.

Le 15 Avril 2013 à Genève, la fédération syndicale internationale IndustriALL invitait les enseignes clientes de l’usine Tazreen à discuter de leurs contributions à l’indemnisation des victimes. C&A, Kik et El Corte Ingles ont pris part à la réunion et se sont engagés à verser des contributions substantielles mais non encore chiffrées. La Clean Clothes Campaign est actuellement en contact avec C&A pour trouver la manière d’intégrer dans un schéma commun d’indemnisation leurs engagements de payer les salaires et les frais médicaux des travailleurs blessés, de fournir une pension aux orphelins et de payer un montant de 100.000 takas (980 €) à chaque famille touchée par ce drame. À ce jour, El Corte Ingles et Kik n’ont pas encore confirmé les montants de leur contribution. 

De son côté, Piazza Italia continue de nier s’être fourni auprès de Tazreen malgré le fait qu’on ait retrouvé leurs produits et étiquettes dans l’usine. Piazza Italia s’était engagé à contribuer au Fonds d'indemnisation avant la réunion du 15 avril, mais a renié depuis cet engagement lors d’une réunion de suivi avec la Clean Clothes Campaign italienne.

Dans un dédain total pour les victimes de cette tragédie aggravée par leur propre négligence, Walmart, le plus grand distributeur mondial, Sears/Kmart, Enyce et Disney, n’ont pas participé à la réunion. Ces entreprises ont proclamé leur profonde tristesse aux victimes, mais refusent de contribuer financièrement au plan d’indemnisation. D’autres clients de Tazreen dont l’agent Li & Fung (Hong Kong), Teddy Smith (France), Edingburgh Woolen Mills (UK), Dickies (US) et Karl Rieker (Allemagne) n’ont pas non plus participé à la réunion. Li & Fung refuse de négocier les indemnités avec les syndicats.

Rana Plaza

Avec un bilan officiel de 1.127 travailleurs tués et 1.650 travailleurs admis à l’hopital, le montant estimé pour indemniser les victimes de l’effondrement du Rana Plaza dépasse le 54 millions d’euros. Ce montant a été calculé par les syndicats bangladeshis et internationaux sur base des schémas utilisés dans des tragédies similaires au Bangladesh et sur base des Conventions de l'OIT. Il couvre les dommages et perte de revenu des familles des travailleurs tués et les travailleurs blessés qui ont perdu leur capacité de travailler. Il ne couvre pas les frais médicaux et de réhabilitation des travailleurs blessés, ni les frais de suivi psychologique pour l’ensemble des victimes, ni les salaires et indemnités dus aux travailleurs qui ont perdu leur travail.

Jusqu'à présent Benetton (Italie), Bon Marche (UK), Camaieu (France), Cato Fashions (USA), Children Place (USA), El Corte Ingles (Espagne), Joe Fresh (Loblaws, Canada), Kik (Allemagne), Mango (Espagne), Manifattura Corona (Italie), Matalan (UK), Premier Clothing (UK), Primark (UK/Irlande), Texman (Danemark), Wal-Mart (Etats-Unis) et YesZee (Italie) ont reconnu publiquement, ou non, se fournir ou s’être fourni dans une des usines du Rana Plaza.

C&A, Dress Barn (USA), Gueldenpfennig (Allemagne), Inditex (Zara, Bershka), Mascot (Danemark) et Pellegrini (Italie) ont déclaré qu’elles se sont fournies dans une des usines du Rana Plaza il y a plus d’un an.

Alors que des étiquettes de leurs marques ont été retrouvées dans les décombres, Carrefour et Auchan continue de nier tout lien.

Il semble évident que d’autres enseignes s’approvisionnaient auprès du Rana Plaza. Pourtant, aucune autre marque ou enseigne n’a admis de relation commerciale. Ce manque de transparence reste l’un des principaux obstacles pour assurer le respect des droits des travailleurs, et en particulier, pour s’assurer que les victimes de l’effondrement du Rana Plaza seront indemnisées correctement.

À ce stade, seules sept enseignes ont annoncé leur intention de contribuer financièrement à l’indemnisation des travailleurs. Il s’agit de Primark (UK), El Corte Ingles (Espagne), Loblaw (Canada), Texman (Danemark), Matalan (UK), Benetton (Italie) et Premier Clothing (UK).

Primark s’est engagé à indemniser sur le long terme les victimes du Rana Plaza, conformément au schéma proposé par les organisations syndicales.

Mango refuse de prendre ses responsabilités malgré que l’enseigne espagnole ait reconnu avoir placé une commande dans une des usines.

Benetton a annoncé ce jeudi 23 mai que leur soutien se focalisera sur les soins chirurgicaux et psychologiques, des prothèses et la formations des travailleurs survivants. Il est important que Benetton engage des négociations avec les syndicats pour négocier des indemnités complètes et équitables à toutes les victimes.

L’effondrement du Rana Plaza était prévisible, et donc évitable. Ce fait met une lourde responsabilité sur les enseigens qui s’y approvisionnaient pendant, et avant l’effondrement. Les organisation syndicales bangladeshies insistent auprès des marques sur la dangerosité des usines de plusieurs étages à Savar depuis 2005 et l’effondrement de l’usine Spectrum. Pour cette raison, et compte etnu de l’ampleur du drame, toutes les marques et enseignes qui se sont fournis auprès du Rana Plaza dans le passé devraient également contribuer à indemniser les travailleurs.

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