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  • Achats publics durables 2018

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Interpellations à BRUXELLES-VILLE

Bruxelles Ville

Nombre d’habitants (2018) : 179.277 habitants

Focus sur les vêtements de travail :

  • Budget de vêtements de travail et de sécurité : 360.000 € par an
  • La ville achète ses vêtements via un marché pluriannuel de 5 ans et d’autres petits marchés ponctuels
  • Prochaine échéance : fin 2019 pour le marché principal

Interpellation des candidats : jeudi 20 septembre 2018

Table co-animée par Commune du Commerce équitable, achACT et Oxfam autour des marchés publics de vêtements de travail et de la consommation de produits équitables.

" Achats durables et commerce équitable "

Etes-vous prêt à introduire des critères éthiques et de respect des droits humains pour l’octroi des marchés publics de vêtements de travail et de sécurité ? Et à inscrire cet engagement dans la déclaration de politique générale de la ville ? Ce sont les questions que des citoyens militants d’Oxfam et d’achACT ont posées aux candidats à la Ville de Bruxelles.

Bertin Mampaka (CDH) rappelle qu’en 2006, il était échevin de la Solidarité Internationale de la Ville de Bruxelles lorsque celle-ci a reçu le titre de ‘Commune du Commerce équitable’.

Concernant les marchés publics de vêtements, Bertin Mampaka s’étonne du chiffre de 360.000€ par an pour le budget annuel de vêtement de travail. Pour lui, il ne s’agit que du montant pour le service propreté. Le montant total est bien plus élevé. Le candidat cdH s’engage à mettre en œuvre les achats durables dans la commune. Il demande aux associations de « maintenir la pression car les politiques doivent faire face à d’énormes résistances au sein de l’administration sur ce sujet ». S’il redevient échevin, il s’engage à renforcer la cellule ‘marchés publics’ de la Ville avec une personne en charge spécialement dédiée à intégrer et mettre en œuvre les clauses éthiques dans les cahiers de charge de tous les marchés publics.

Olivier Eggermont (MR), candidat de 27 ans, précise que le MR s’engage à intégrer des critères éthiques dans les cahiers de charge. Et d’ajouter qu’il faut sensibiliser certains échevins à cette problématique. Pour lui, c’est la raison principale de l’inaction de la majorité sortante (PS-MR). Il n’est « pas facile de changer les habitudes de l’administration. Cela demande une volonté politique qu’on ne voit pas suffisamment ».

Laurent Moulin (Change.Brussels) explique que Change.Brussels est une liste citoyenne soutenue par le S.P.A. Il signale que pour eux, tous les achats de la Ville doivent devenir durables. « La ville doit montrer l’exemple ». C’est aussi une question de cohérence. Ce que nous faisons à la maison dans nos choix de consommation, nous devons le faire également à la ville. Et pour y arriver, il suggère de développer plus de transversalité dans l’administration communale qui est structurée en silos. Il faut, dit-il également, sensibiliser et responsabiliser l’administration. Pour lui, « le problème principal vient de la guéguerre permanente entre les cabinets des échevins et l’administration ». Pour Laurent Moulin, il est indispensable de reconstruire ce lien et de responsabiliser l’administration.

Delphine Houba (PS), conseillère CPAS depuis 2 ans et nouvelle présidente du CHU Brugmann, explique que, dès qu’elle le peut, elle intervient pour insérer des clauses éthiques et durables dans les marchés publics. C’est la raison pour laquelle des acheteurs ont pris contact avec achACT.  

Delphine Houba reconnait qu’il reste beaucoup à faire et s’engage à poursuivre le travail entamé. Elle pointe notamment le « désarroi de l’administration » qui ne sait parfois tout simplement pas comment procéder. Elle explique par exemple, qu’elle avait obtenu d’inscrire dans un marché public une clause pour que les vêtements soient fabriqués en coton Bio. Résultat, l’acheteur n’a reçu aucune offre et a dû recommencer toute la procédure. Ce genre d’expérience n’aide pas...  Elle propose de réfléchir à la création d’un helpdesk pour soutenir les acheteurs, à l’instar de ce que la Région Wallonne a développé avec SAW-B et Ecoconso.

Mathilde El Bakri (PTB) estime essentiel d’agir via les marchés publics pour faire respecter les droits des travailleurs. Il est évident pour le PTB qu’il faut s’engager dans cette voie et mettre en application des clauses éthiques dans les cahiers de charge … même si elle avoue ne pas savoir précisément quelles sont les possibilités.

Benoit Hellings (Ecolo/Groen) engage les Verts, s’ils sont au pouvoir, à inscrire systématiquement des critères éthiques de respect des droits des travailleurs dans les cahiers de charge des marchés publics de vêtements. Il ajoute que le groupe Ecolo/Groen, s’il participe à la majorité, exigera la compétence de la centrale d’achats de la Ville afin de disposer du levier d’action nécessaire pour mettre en œuvre ses engagements.

 

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