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Actions urgentes

Cambodge - Septembre 2017

Cambodge - Marks & Spencer doit indemniser les travailleuses de Chung Fai

208 travailleuses cambodgiennes licenciées sans préavis et sans indemnité de départ. Signez la pétition adressée à Marks & Spencer.

 

Depuis la fermeture inopinée de leur usine il y a plus d’un an, les 208 travailleuses de Chung Fai luttent pour obtenir le paiement de leurs arriérés de salaires et des indemnités légales. Aujourd’hui, ces travailleuses exigent que les marques clientes prennent leurs responsabilités. Marks & Spencer, pour qui les travailleuses fabriquaient des vêtements depuis des années, nie tout lien avec l’usine et se cache derrière l’excuse de la sous-traitance non-autorisée.

Il y a un an, le 1er juillet 2016, les 208 travailleuses de l'usine Chung Fai se sont soudainement retrouvées sans emploi, et cela sans préavis, sans indemnité de départ et sans même recevoir leurs arriérés de salaire. Plus de la moitié de ces travailleuses, 126 exactement, travaillaient pour cette usine depuis plus de dix ans. Les travailleuses estiment à 550 000 USD le montant nécessaire pour couvrir leurs salaires et les indemnités minimales de licenciement.

Face à cette fermeture inopinée, les travailleuses ont occupé l’usine afin d’empêcher les propriétaires de vendre les actifs restants de l'usine et ils ont saisi la justice. Le 26 juillet 2016, le tribunal local a rendu une injonction qui a temporairement gelé les actifs de Chung Fai. Depuis, le propriétaire de l’usine n’a rien fait.

Les travailleuses ont alors interpellé les marques clientes de leur usine pour qu’elles interviennent. Concrètement, les travailleuses leur demandent de prendre en charge les indemnités et d’inciter le gouvernement cambodgien à faire respecter les droits des travailleurs.

 

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- Sur Twitter : @marksandspencer assume ta responsabilité vis-à-vis des travailleuses de Chung Fai ! #ChungFaiWorkersDemandJustice
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Marks & Spencer nie sa responsabilité

Des étiquettes des marques britanniques Marks and Spencer (M&S) et Bonmarché ainsi que de la marque canadienne Nygård ont été collectées par les travailleuses de l'usine. Les trois marques ont initialement nié leur relation avec l’usine Chung Fai.

Pour M&S, les étiquettes collectées par les travailleuses ne sont pas suffisantes, estimant qu’il s’agit d’un cas de sous-traitance non-autorisé par la marque.

Les cas de sous-traitances non-autorisées sont nombreux au Cambodge. Cette réalité est bien connue entre autre des marques qui s’y fournissent. La sous-traitance non-autorisée n'exonère pas les marques de leur responsabilité vis-à-vis des travailleurs de leur chaîne d'approvisionnement. Les Principes directeurs des Nations Unies pour les entreprises et les droits de l'Homme stipulent clairement qu’une entreprise a la responsabilité d'«éviter de causer ou de contribuer» ainsi que de «chercher à prévenir ou à atténuer les effets négatifs sur les droits de l'homme» liés à leurs relations d'affaires. Cela couvre tous les travailleurs de leur chaîne d'approvisionnement, y compris ceux des sous-traitants non-autorisés.

De son côté, Bonmarché a admis que l’usine Chung Fai fabriquait bien leurs vêtements et a signalé qu'aucune nouvelle commande ne serait passée avant que le cas ne soit résolu. 

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La nécessité d’imposer la transparence de filière

Lors du lancement de la Transparence visant à instaurer une plus grande transparence de filière dans le secteur de l’habillement, Marks & Spencer apparait comme un bon élève. La marque britannique publie en effet la liste de ses fournisseurs et la plupart des informations demandées.

Le cas de l’usine Chung Fai remet en question le travail de l’entreprise. L’usine Chung Fai n’est effectivement pas reprise dans la liste des fournisseurs publiée par Marks & Spencer. Ce cas démontre que soit Marks & Spencer ne publie pas la totalité des informations sur sa filière d’approvisionnement, soit que Marks & Spencer ne maitrise pas suffisamment sa filière d’approvisionnement. Dans les deux cas, cela ne remet pas en question la responsabilité de la marque vis-à-vis des travailleuses de Chung Fai.

L’autre enseignement à tirer de ce cas consiste en la nécessité d’imposer aux marques et enseignes d’habillement de publier certaines informations sur les lieux de production des vêtements. Une telle obligation légale vise à permettre aux travailleurs et aux organisations qui défendent leurs droits d’identifier et alerter les entreprises donneuses d’ordre (marques et enseignes) en cas de problème, et permettrait en outre de lutter contre le phénomène de la sous-traitance non-autorisée et d’imposer les mêmes règles à toutes les entreprises du secteur.

La situation des travailleuses devient intenable

Un an après la fermeture, il est plus que temps de trouver une solution pour les travailleuses. En l'absence d’indemnités de licenciement, les anciennes travailleuses de Chung Fai font face à d’importantes difficultés économiques. Elles sont pour la plupart obligées de contracter des emprunts pour couvrir les besoins de leur famille. Jugée trop vieilles, la plupart des travailleuses de Chung Fai ont du mal à retrouver un travail. Certaines d’entre elles souffrent de problèmes de santé causés par des années de travail dans un environnement mal ventilé. Toutes ces travailleuses accumulent les dettes pour subvenir à leurs besoins, ou se soigner.

Vann, 64 ans, a travaillé à Chung Fai pendant 13 ans explique : « Je suis souvent malade. Avec l’argent de mon indemnité, je pourrai payer un bon traitement médical. »

Phan, 32 ans et mère de deux enfants, a déclaré : « Nous avons contracté un emprunt de 400 USD pour acheter une moto à mon mari, une moto pour aller travailler. Aujourd’hui, son seul revenu n'est pas suffisant pour nourrir notre famille et payer le loyer. Nous devons maintenant 500 USD. Nous ne pourrons jamais nous en sortir. »

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