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Cambodge - Marks & Spencer doit indemniser les travailleuses de Chung Fai

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2008 - JO de Pékin : Play Fair !

Le 24 septembre 2008, Le Comité Olympique Interfédéral Belge (COIB) a été invité à décerner la médaille JO Propres aux travailleuses de l’industrie du sport ! Cette action symbolique accompagnait la remise au COIB des 25.114 signatures engrangées ces derniers mois en Belgique francophone à l’occasion d’une centaine d’actions publiques, touchant notamment des publics sportifs. Ces signataires témoignent ainsi de leur vif souhait de voir le COIB s'inscrire dans une démarche sérieuse et soutenue pour contribuer au respect des droits des travailleurs dans les filières d'approvisionnement de ses fournisseurs, équipementiers et sponsors.

Cette action clôture ainsi pour un temps une campagne publique inscrite dans le cadre international de Play Fair 2008, relayée notamment dans 99 pays à l’occasion du passage de la flamme olympique des droits des travailleurs, une flamme virtuelle amenée à Pékin par 12 000 relayeurs pour y interpeller le Comité International Olympique (CIO).

Une médaille pour le COIB ?

Les 25.114 personnes qui ont adhéré aux demandes adressées au COIB en Belgique francophone parmi lesquelles de nombreux sportifs et supporters, la décerneront volontiers au COIB si celui-ci concrétise sérieusement son engagement publié en janvier 2008 d’inclure une clause sociale dès la conclusion de ses prochains contrats de fournitures vestimentaires et d’équipements sportifs. Voici un extrait du communiqué de presse du COIB du 24 janvier 2008 : « La relation entre le COIB et les fabricants d’articles vestimentaires est fondée sur la confiance. Le COIB est convaincu que ses fournisseurs veillent à ce que leurs sous-traitants éventuels pratiquent, tout comme eux, des conditions de travail justes et respectueuses de l’éthique. A l’avenir, les contrats conclus par le COIB prévoiront une clause claire et précise allant dans ce sens. »

Le COIB répondrait ainsi à la demande de la Campagne Vêtements Propres exprimée en 2004 et réitérée, rapports d’enquête à l’appui, en juin 2007. Pour la Campagne Vêtements Propres, le gage de sérieux de cette démarche repose sur la dimension contraignante de cette clause et les mécanismes et moyens que le COIB, en partenariat avec d’autres comités olympiques nationaux, consacrera à vérifier le respect de cette clause dans les filières d’approvisionnement de ses fournisseurs. Le COIB a également un rôle sensible à jouer vis-à-vis du CIO du fait notamment de la proximité de son président.

Le CIO indifférent aux violations des droits des travailleurs

Leur demande au CIO : imposer des clauses sociales contractuelles contraignantes et contrôlées à ses fournisseurs, détenteurs de licence et sponsors et intégrer le respect des conventions de base de l’Organisation Internationale du Travail dans les critères de choix des pays hôtes des Jeux. Ni plus ni moins, somme toute, que l’application de sa charte éthique ! En voici un extrait : « Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels » Mais, alors que les principaux acteurs de l’industrie et les marques de sport acceptent d’ouvrir le débat avec les organisations de travailleurs sur des questions concrètes liées au niveau indécent des salaires, aux contrats précaires ou aux obstacles à l’exercice de la liberté syndicale, le CIO, lui, reporte à 2016 la prise en compte éventuelle de tels critères !

Les marques de sport autour de la table

Grâce aux nombreuses interpellations, les grandes marques de sport ont pris part à la table ronde initiée par Play Fair 2008 à Hong Kong du 30 juin au 2 juillet 2008. Elles ouvrent ainsi un dialogue structuré avec syndicats et ONG.

La table ronde faisait suite à la publication en avril 2008, du rapport «Surmonter les obstacles» qui proposait notamment des objectifs et un échéancier concrets pour améliorer quatre situations largement répandues dans l’industrie des vêtements et chaussures de sport :

  • les atteintes à la liberté d’association des travailleurs en syndicats
  • le paiement de salaires qui ne permettent pas de couvrir les besoins fondamentaux des travailleurs
  • la précarité d’emploi
  • le non-respect des obligations légales des employeurs vis-à-vis des travailleurs lors de fermetures d’usines

A l’issue de cette table ronde, Nike, Adidas, New Balance, Umbro et Speedo se sont engagé à prendre part à un groupe de travail aux côtés de syndicats et d'ONG pour chercher la meilleure façon de promouvoir et de garantir le droit d’association et de négociation collective et pour viser une augmentation des salaires dans ce secteur. Ce groupe planchera sur les moyens prioritaires à mettre en place pour encourager l'organisation des travailleurs en syndicats, les négociations collectives et le dialogue social. Il tentera d'établir une image plus claire sur le fonctionnement du secteur, y compris les systèmes de production, l'identification des coûts, la productivité, et les informations nécessaires aux négociations contractuelles et au dialogue. . Le groupe abordera également les questions liées au contrat d'emploi, aux procédures de fermetures d'entreprises, à la formation des directeurs et des travailleurs.

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